G.I. Joe : les inconnus du cross sell art en France par Blaster

 

Je vous ramène en 1987.

Hasbro lance officiellement G.I. Joe en France. Le dessin-animé est diffusé sur TF1 le samedi après-midi à partir du printemps de cette année, avant d’être repris à la rentrée dans une toute nouvelle émission lancée en fanfare grâce à une transfuge du service public audiovisuel, le Club Dorothée.

Les jouets qu’on nous propose prennent la suite de la gamme Action Force de Palitoy distribuée par Meccano chez nous, mais pour la plupart des enfants de l’époque, les deux marques de jouets n’ont pas vraiment de lien. Hasbro établit alors une drôle de stratégie. Vu que les jouets sont disponibles outre-Atlantique depuis 1982 et qu’une partie d’entre eux a été distribuée en Europe sous une autre marque, la solution d’un panachage des produits semble retenue. Les quelques figurines distribuées précédemment par Meccano sont quasiment toutes exclues de l’assortiment initial de Hasbro. Seuls Destro, Storm Shadow et le Cobra Trooper figurent sur les deux catalogues.

En prenant le train en marche, les petits Français se retrouvent confrontés à une bizarrerie qui en a laissé plus d’un perplexe. En effet, les jouets G.I. Joe vendus en boîte se distinguent par des illustrations absolument géniales montrant en action plusieurs personnages pour donner envie aux enfants de compléter leur collection. Las, les illustrations américaines reproduites fidèlement sur les emballages français montrent des personnages que les enfants français n’ont jamais vus en jouets. Ils ont pu les apercevoir dans le dessin-animé, mais jamais en rayon.

Entre 1987 et 1988, cela arrive fréquemment et provoque de la confusion voire de la frustration.

 

Les véhicules vintage G.I. Joe et Cobra

Le Stinger par exemple montre l’officier Cobra comme passager.

 

Le Ferret nous fait nous demander qui peut bien être ce personnage derrière Tonnerre. 

Il s’agit bien évidemment de Firefly apparu, comme le Cobra Officer et bien d’autres qu’on découvrira ci-dessous, en 1986 chez Meccano/Palitoy.

DR

Dans le même ordre d’idée, le pendant de ce véhicule chez G.I.Joe, le sidecar Silver Mirage, affiche deux personnages absents du catalogue de 1987 : Duke et Mutt (On ne sait pas où est passé Junkyard).

Sur la boîte de l’Ours polaire, on découvre carrément trois personnages inédits : Gung-Ho, Flash et Snow Job. 

Pour plus de détails sur cette boîte, je vous renvoie à l’article de Nicko.

Snow Job d’ailleurs refera une apparition sur la boîte du Snow Cat.

A l’intérieur du cockpit du Dragonfly, Airborne a pris place derrière Wild Bill.

Le Cobra Hydrofoil lui convoque deux personnages inédits dans son équipage : le Matamore Torch et la Baroness.

 

 

Cependant, les véhicules ne sont pas les seuls à bénéficier de personnages inédits en France dans leurs illustrations cross sell.

 

Les accessoires G.I.Joe et Cobra

En effet, Recondo manipule des fusées dans le Dépôt de munitions.

Pour le Cobra Polygone, un autre inconnu en France est convoqué : Scrap Iron.

Enfin, nous découvrons Spirit qui prend place sur l’illustration de l’Avant-poste d’observation.

 

 

Voilà qui conclut un bref tour d’horizon de ces personnages dont les figurines n’ont pas été distribuées sous la marque G.I. Joe par Hasbro France à l’époque. J’espère que ce petit dossier vous aura rappelé des souvenirs plaisants.

 

Cet article est bien entendu dédié à l’ami Nicko qu’on embrasse bien fort.

Toutes les images illustrant cet article sont DR ou ©Fulguropop ©Nicko (Slipman) 

4 comments

Sith says:

En effet, grosse déception de n’avoir j avais mis la main sur snowjob. Remplacé par le pilote du snowcat pour ma part afin de conduire le polar Bear.

Nicko says:

Excellent papier. Voici toutes les subtilités – entre autres – que des packagings de jouets peuvent offrir selon les pays de commercialisation. Je me permets d’ajouter à ta liste l’Hovercraft Cachalot dont les artworks FR/U.S diffèrent l’un de l’autre. Pour autant, les personnages présents sur le conditionnement Hexagonal ont bien tous été commercialisés en France.
Plus globalement, j’ai toujours attaché autant d’importance – si ce n’est davantage parfois – aux contenants qu’aux contenus. En effet, les boitages et autres blisters devenus vintage offrent des informations capitales lorsqu’on s’intéresse à la distribution ou encore à la variante. Connaitre une gamme de jouets vintage c’est être capable de poser des dates, des explications lorsque cela est possible concernant des variantes, que ce soit sur les conditionnements ou bien les jouets eux-mêmes.

De manière plus globale, les détails ne sont pas toujours anodins, secondaires. Certaines petites particularités représentent de véritables clés qui peuvent contribuer à ouvrir les portes de la compréhension. Aussi l’analyse c’est avant tout savoir s’atteler à l’observation. Un regard aiguisé saura déchiffrer, décortiquer, confronter et ainsi appréhender le mieux possible l’existence d’un jouet et/ou de sa gamme dédiée.

Merci boss pour la dédicace qui me touche beaucoup <3

Sith says:

J’ai lu ton intervention fort pertinente avec l’ accent des cigales dans ma tête 😉

Nicko says:

<3

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