There are no film actors called Nigel Neill — Hommage à Sam Neill

« As an actor, you’re there to serve. »

Sam Neill est décédé, et c’est l’occasion pour les journalistes de redécouvrir quelques évidences, ou ça devrait. La première, c’est que la Nouvelle-Zélande n’est pas un lieu de tournage ou pas seulement, et qu’elle n’attend pas son nouveau Peter Jackson en pariant sur son International Rebate. Car le cinéma néo-zélandais existe, et tout a commencé ou presque avec Coup d’État, et donc Sam Neill. La deuxième évidence, c’est qu’une carrière d’acteur n’est pas faite que d’amour du cinéma, et éventuellement d’eau fraîche du théâtre. Elle peut l’être aussi de films populaires et de séries télévisées, et même se bâtir sur un quiproquo à la Harrison Ford, car Sam Neill a failli être documentariste, et son Alan Grant est aussi un clin d’œil à Indiana Jones. La dernière évidence, c’est que Jurassic Park lui a fait beaucoup de bien, et que ça a été réciproque, mais que La leçon de piano n’aurait pas été si belle sans lui. Dans cette carrière qui se sera étalée sur six décennies, il faudrait toutefois insister davantage sur le moins connu, c’est-à-dire sur le grand film d’épouvante qu’est Calme blanc, ou sur la trilogie de l’horreur de Sam. Car en trois films assez différents, Sam Neill aura contribué à faire de l’enfer une réalité incarnée à l’écran, avec ce jeu où la retenue rendait possible l’impossible : La malédiction finale (1981), L’antre de la folie (1994), Event horizon, le vaisseau de l’au-delà (1997).

Crédits photographiques : Universal Studios/Amblin Entertainment Inc., William Stout, Cinephilia & Beyond

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