Archives tarifaires : quelques prix dans le marché du jouet vintage

 

L’intéressement que l’on peut avoir pour les jouets de notre enfance – précisément selon le prisme de la collection – est indissociable d’une dimension économique. A titre personnel, l’argent n’a jamais été un véritable sujet car je quantifie l’investissement que je peux avoir pour les déclinaisons plastique de ma jeunesse selon une unité de mesure fondamentale : la passion.

Pour autant, acquérir des jouets vintage – que ce soit dans l’optique de les stocker sur des étagères et/ou de les analyser – c’est faire face à plusieurs contraintes, notamment spatiales ou encore économiques. En effet, budgéter apparait essentiel, qui plus est à une époque comme la notre où les prix de nos jouets d’enfance ont littéralement explosé.

Plusieurs phénomènes sont à l’origine de cette augmentation conséquente, laquelle s’est d’ailleurs opérée de manière exponentielle, précisément selon une accélération davantage marquée vis-à-vis de ces trois dernières années. Au fil du temps, les disponibilités se sont drastiquement réduites, les modes ont été exaltées par les réseaux sociaux en tout genre, avec à la clef la fabrication d’une nouvelle demande.

Ceci dit, la production que je vous propose aujourd’hui n’a pas vocation à identifier ainsi qu’à détailler les raisons de l’augmentation des tarifs au sein du marché de la collection de jouets vintage. Non, je voudrais spécifiquement partager un archivage personnel, lequel contient un listing de prix appartenant à l’année 2007 selon plusieurs déclinaisons plastique issues de la décennie 80.

Pour l’occasion, les textes seront agrémentés de photos de jouets au caractère collégial avec uniquement des conditionnements MISB et MOSC appartenant aux années 80 comme 90. Bonne lecture à toutes et tous.

 

 

C’est en fouillant un de mes disques durs externes que je suis tombé fortuitement sur un archivage que j’avais méticuleusement réalisé pour les années 2007 à 2011 : les données capitalisées recensent les prix que j’avais payés à cette période pour différents jouets provenant de la décennie 80.

Les achats furent effectués via le célèbre site d’enchère eBay. En parcourant le listing, j’ai été surpris par certaines tarifications même si je garde en mémoire beaucoup de prix observés durant cette temporalité.

J’ai choisi de séquencer ce partage d’archives en plusieurs productions selon le nombre d’années concernées, c’est-à-dire cinq. Je vais donc commencer par la mouture 2007 avec des jouets MISB et MOSC. Attention, les montants indiqués n’incluront pas d’éventuels frais d’envoi.

 

 

Juin 2007

  • S.O.S FantômesPeter Venkman Grand Frisson – carte FR/NL : 19,99 euros.
  • CosmocatsPantéro – carte U.S. « eight back » : 46,50 euros.
  • Les Maîtres de l’UniversSerpentor – carte européenne : 21 euros.

 

Juillet 2007

  • VisionariesSerre des Airs – boite canadienne : 25 euros.
  • Les Maîtres de l’UniversKobra Khan – carte U.S. : 24,90 euros.
  • TransformersSwindle – carte espagnole : 15,50 euros.
  • Tortues NinjaCasey Jones – carte FR/ES : 19,90.

 

Aout 2007

  • BlackstarJohn Blackstar – carte française Orli Jouet : 25,50 euros.
  • CosmocatsSnarf – carte Benelux : 10,50 euros.
  • CosmocatsTuska Warrior – carte U.S : 17 euros.

 

Septembre 2007

  • Les Maîtres de l’UniversBuzz-Off – carte U.S : 29 euros.
  • S.O.S FantômesEgon Spengler Super Grand Frisson – carte FR/NL : 14,90 euros.
  • M.A.S.K.Condor – boite européenne : 44,50 euros.
  • VisionariesCravex – carte canadienne : 11 euros.
  • BlackstarMeuton – carte française Orli Jouet : 34 euros.

 

Octobre 2007

  • Les Maîtres de l’UniversHordak – carte U.S. : 24,50 euros.
  • G.I.JoeHydro-Vipère – carte U.S. : 27,50 euros.
  • Power LordsChaya, Adam Power, Ggripptogg, Raygoth – cartes U.S. : le lot 34 euros.
  • CosmocatsFélibelle et WilyKit – carte U.S. : 60 euros.
  • CosmocatsJaga – carte U.S. : 62 euros.

 

Novembre 2007

  • S.O.S FantômesCroc ‘n’ Roll – carte FR/NL : 5,50 euros.

 

Décembre 2007

  • CosmocatsMumm-Ra « mail away » – boite carton : 20 euros.
  • Rock LordsSticks ‘n Stones – boite fenêtre européenne V.2 : 38 euros.
  • Tortues NinjaLeatherhead – carte U.S. : 30 euros.

 

 

Quelques remarques concernant ces tarifications. D’abord je n’ai pas pensé à noter au moment du référencement l’état de conservation des conditionnements et si les prix concernaient des enchères ou bien des achats immédiats. Ceci dit, les montants indiquent tout de même une tendance, celle d’une temporalité où il était possible d’acquérir des jouets appartenant à la décennie 80 – en packagings scellés j’insiste – pour des sommes tout à fait abordables, voire même modiques.

Par ailleurs, il est intéressant de souligner qu’à cette période – c’est-à-dire durant le second semestre de l’année 2007 – mon intérêt se portait sur différentes éditions vis-à-vis des conditionnements de nos jouets d’enfance. En effet, la thématique des variantes m’est chère depuis toujours et par essence, elle m’a conduit à acquérir des packagings spécifiques à plusieurs pays.

Pour autant, je n’ai pas nécessairement conservé scellés certains des jouets évoqués dans le listing précédent. Afin d’obtenir des exemplaires en loose MINT, je n’hésitais pas à ouvrir les conditionnements qui se trouvaient dans un état de conservation discutable. De mémoire, ce fut le cas de Meuton, l’homme abeille appartenant à la licence Blackstar. Je me souviens ostensiblement d’une carte FR Orli Jouet très abimée, ce qui justifia une extraction de l’action figure.

 

 

Dans le listing que j’ai partagé, certaines tarifications ne laissent pas indifférent. Parmi celles-ci, je souhaiterais mettre en relief les 38 euros payés pour le Rock Lord Sticks ‘n Stones en boite fenêtre européenne V.2. Même si cela semble inconcevable – surtout à l’heure actuelle – c’est un montant qui se trouvait en 2007 dans une tranche moyenne/haute.

D’autre part, la licence Power Lords faisait clairement partie des gammes de « fonds de tiroir » – comme je les appelle affectueusement – et ce bien davantage que nos seigneurs de la roche. En ce sens, obtenir quatre action figures des guerriers extra-terrestres en blisters U.S. – même si celles-ci appartiennent à la série 1 – pour un prix avoisinant les 35 euros est véritablement symptomatique.

Parallèlement – en 2007 – des jouets extraits de licences phares comme Les Maîtres de l’Univers ou encore M.A.S.K. pouvaient être acquis pour des sommes raisonnables à l’instar du Condor en boite européenne scellée payé 44,50 euros, et ce même si cette déclinaison plastique fait partie des petits modèles de la gamme. C’est un cas de figure devenu strictement impossible de nos jours, précisément pour du MISB.

 

 

Dernière considération personnelle vis-à-vis de ce listing tarifaire : si certains prix apparaissent quasiment dérisoires lorsqu’on les place en perspective avec le marché actuel du jouet vintage, ils s’intègrent tout de même majoritairement dans la fourchette moyenne/haute des tarifs alors observables en 2007.

C’est un fait, le temps passant, nous avons tendance à oublier certains « checkpoints » – si j’ose dire – en termes de prix, lesquels ont constitué un repérage, une tendance durant une temporalité précise. Parallèlement, certaines références pouvaient rester en vente plusieurs semaines avant d’être acquises.

Et pas uniquement parce que les stocks semblaient inépuisables ou bien parce que la demande était moins forte. Non, précisément selon des montants qui – durant l’année 2007 – pouvaient apparaitre bien trop élevés « pour des jouets », aussi vintage soient-ils.

En effet, il ne faut pas oublier l’aspect tout de même marginal qui habitait le phénomène de la collection de toys – vintage comme modernes – à cette période et notamment en France. Même si aujourd’hui il est normal – et même tendance – d’exposer des jouets chez soi, pendant longtemps ce fut une pratique désignée par certains sociologues et autres observateurs comme atypique, curieuse, voire régressive.

 

 

Epilogue

Je pense que l’analyse d’un archivage tarifaire constitue un exercice très intéressant. Au même titre que nos catalogues de jouets d’antan, les listings de prix livrent une ou plusieurs tendances d’un marché – en l’occurrence du toy vintage – à un instant précis et, dans le cas de la liste partagée, selon un parcours personnel.

Justement, il faut – afin de bien mesurer les données chiffrées présentes dans cette production – prendre en compte une dimension subjective – singulière même – au sens où les prix indiqués étaient soumis à de nombreuses variables qu’il est quasiment impossible d’appréhender de nos jours dans leur intégralité, avec précision et objectivité.

Etat de conservation, capacité économique individuelle, disponibilités selon une gamme ou bien un jouet en particulier, concurrence/spéculation sur le marché, voilà autant d’éléments non seulement fluctuants mais également très difficiles à étalonner de manière efficace à partir d’un prisme contemporain.

J’espère que cette petite parenthèse sous le signe de l’archivage fut agréable à lire et qu’elle aura ravivé quelques expériences passées. A ce propos, n’hésitez pas à partager dans l’espace des commentaires certains de vos souvenirs d’achats en lien avec nos jouets vintage. Chaque témoignage pourra nourrir un peu plus les considérations/raisonnements abordés dans cette production.

Si le temps me le permet, je rédigerai/publierai d’ici peu quatre autres parties contenant mes archives tarifaires personnelles. Merci à toutes et tous pour vos lectures. Cette production est dédiée à Stéphane B. – alias Tvserizz – de la boutique Flashback.

8 comments

Sith says:

Très intéressant ! Pour ma part, j’ai gardé beaucoup de factures de boutiques U.S. de la période 1995-2007, période où j’achetais massivement et le constat est sans appel… En équivalent euros, avec un budget de 230e, j’avais eu en un seul achat : Volcano boîte scellée condition archi proche du slipfresh pour… 75 euros… Switchblade état identique 80 euros, Bullet… 28 euros… oui, neuf scellé. Et quelques vintage loose Star Wars pour 15 euros chacune et complètes. Je ne compte pas les fdp, qui ont aussi explosé aujourd’hui… Je suis d’accord sur l’argument de l’offre et de la demande. Certaines gammes n’étaient pas (encore) très courues mais je note quand même que les boutiques françaises étaient déjà bien au dessus des prix pratiqués aux U.S. La bise !

Nicko says:

Merci infiniment Chris pour ton intervention 🙂

Les anciennes factures que tu possèdes – précisément selon le marché U.S. du jouet vintage entre 1995-2007 – sont précieuses. Elles rejoignent mon listing en livrant une véritable tendance. Tu emploies le mot « massivement » en désignant la manière dont on consommait le jouets des années 80 et 90 durant la décennie 2000. C’est très intéressant car je prends conscience aujourd’hui avec l’expérience qui est la mienne qu’une accessibilité facile – notamment en termes de tarifs – a contribué à encourager l’excès, notamment sur le plan accumulatif. Notre époque actuelle propose des prix bien plus élevés concernant nos jouets vintage, ce qui, par essence, génère une modération forcée – si j’ose dire – pour les bourses de monsieur et madame tout le monde. C’est au moins un élément positif – mais possiblement frustrant – contemporain à retenir vis-à-vis de l’opulence que nous avons connue et qui a possiblement nourrie l’addiction à travers une faisabilité de l’accumulation. Cette remarque critique n’enlève rien aux belles années que nous avons vécues et comme je le dis souvent, c’est la dose qui fait le poison.

Par ailleurs, je te rejoins sur l’augmentation des frais de port. C’est un élément contraignant qui vient se greffer aux autres difficultés que nous connaissons aujourd’hui pour acquérir du jouet vintage. Mais c’est sans compter également les taxes d’importation et autres douanes, lesquelles conduisent à renoncer à des achats en provenance de l’Angleterre ou bien des Etats-Unis.

Concernant la gamme M.A.S.K, je me souviens très ostensiblement avoir acheté en boutique un Stinger scellé sous conditionnement européen (avec les textes en français et le Rhino du logo qui tire) pour la somme de 80 euros. C’était en 2002 auprès de la boutique Cartoon Toys. Ce tarif constituait à cette époque un « prix magasin », c’est-à-dire qu’il état majoré en comparaison d’un site d’enchère ou bien d’une vente entre particuliers vis-à-vis notamment de taxes professionnelles. Les 80 euros déboursés afin d’obtenir le Stinger évoqué précédemment s’inscrivaient donc dans une fourchette assez haute sur le plan tarifaire durant cette temporalité.

Je te rejoins en dernière instance concernant la différence de tarification à propos de nos jouets vintage, notamment entre la France et les Etats-Unis. Selon ma propre expérience et précisément dans le cadre d’eBay – j’insiste – j’ai pu observer pendant longtemps des tarifs bien inférieurs aux U.S. en comparaison de l’Hexagone. Je n’en fais pas règle pour autant et surtout ce constat s’inscrivait dans le contexte précis d’un site d’enchère. Aussi je note ton ressenti incluant la catégorie des boutiques spécialisées.

Merci de nouveau Chris pour ta lecture ainsi que le partage – très apprécié – de ton expérience. La bise ! 🙂

Lanace says:

Merci pour cette piqûre de rappel frérot.
Il est clair que les cheveux de certains vont se hérisser à la lecture des prix affichés (les tiens ont abdiqué depuis😉).
Lointains souvenirs d’une époque où les dits marginaux pouvaient assouvir leur passion dans des proportions modérées.
On achetait par passion, on hypothéquait pas sur une plus-value fictive.

Nicko says:

Avec plaisir frangin <3

Je crois que les heures passées à me creuser les méninges autour de nos jouets d'enfance ont largement contribué à ce qu'une partie de mes cheveux quittent mon crâne. Effectivement, sur le plan tarifaire, la modération était de rigueur concernant la collection de déclinaisons plastique vintage encore que, j'ai souvenir de personnes qui s'étaient endettées - précisément durant la seconde moitié de la décennie 2000 - afin d'obtenir du jouet des années 80. Lorsque je dis "endettées" je fais bien allusion au fait de contracter un prêt dans une banque. Tant que celui-ci peut être honoré sans que le niveau de vie soit notablement impacté, cela reste raisonnable. Pour autant - et ce fut une de mes limites durant mon parcours de collectionneur de jouets vintage - je n'ai jamais voulu souscrire au moindre emprunt pour satisfaire ma passion. Je respecte chaque démarche individuelle bien entendu, mais le crédit banquier apparaissait à mes yeux comme un véritable enchainement qui impacterait négativement mon expérience. Selon la formule "ce que tu possèdes finit par te posséder'' du film "Fight Club », je voulais clairement limiter un certain degrés de dépendance dont je n’avais pas pleinement conscience mais qui était tout de même palpable.

Ta remarque conclusive me conduit à mentionner de nouveau une phrase que j’utilise souvent : « les modes abiment bien plus que ce qu’elles valorisent ». En ce sens, la visibilité qui a été offerte à nos jouets d’enfance, notamment depuis ces dernières années, a largement contribué à générer non seulement des contraintes d’obtention mais également une détérioration informative comme esthétique. En effet, en 2023, nos plus belles gammes de jouets vintage sont passées régulièrement à la moulinette par des modes qui dégradent littéralement les œuvres. Pour autant, ce massacre contemporain a consolidé des « poches de résistance » – si j’ose dire – où le jouet vintage est régulièrement dorloté. C’est finalement rassurant malgré le constat difficile que j’ai évoqué, lequel n’engage que moi.

Eric says:

Salut,

Merci Nicko pour l’article très intéressant et pour les informations qui disparaissent. C’est vrai qu’avec le temps on oublie l’essentiel du jouet en général, surtout de nos jours avec des tarifs assez élevés pour la plupart des toys 😉

Nicko says:

Avec plaisir mon Ricky <3

La centralisation d'informations passées est très intéressante, au même titre que l'archivage de visuels à propos de nos jouets d'enfance. Cela permet de retrouver des éléments parfois oubliés bien des années plus tard. Le temps passant, ont peut appréhender ceux-ci avec une grille de lecture différente, façonnée justement par le délai. Je pense mon Ricky que tu aurais été le plus heureux au cœur de la décennie 2000 concernant ta quête de jouets vintage Maîtres de l'Univers. Les quantités qui circulaient était gargantuesques pour la plupart des modèles avec cependant certaines références déjà plus onéreuses à cette époque, voire même moins courantes. Je garde un souvenir impérissable de ma redécouverte des MOTU à l'aube de la décennie 2000. C'était une période qui mêlait excitation, curiosité mais surtout - et je l'ai déjà exprimé plusieurs fois - la dimension intimiste, underground même, de cette temporalité a largement contribué à la sacraliser. A mes yeux en tout cas.

Comme je l'ai mentionné dans un précédent message, pourvoir acheter des blisters ainsi que des boites de jouets des années 80/90 pour des sommes mesurées en dizaines d'euros a rendu possible l'accumulation "massive". Mais cette analyse post-périodique n'enlève strictement rien au bonheur que nous avons connu, celui de tenir entre les mains de véritables morceaux d'histoire et d'essayer de les "comprendre". C'est d'ailleurs ce qui a produit la configuration du forum, un lieu de discussion/passion autour d'un sujet commun - en l'occurrence les jouets de notre enfance - avec des échanges majoritairement motivés par l'identification, la recherche, le référencement et le partage.

jp says:

Je n’ai commencé à regarder les jouets de mon enfance qu’à partir de 2011-2012, après la naissance de mon fils. A cette époque, les tarifs demandés me paraissaient déjà chers pour du jouet vintage (loose). Je ne connaissais rien au définition de MINT ou autres. Mais maintenant c’est devenu dingue. Et le pire est de voir des jouets en très mauvais état avec des propositions justes indécentes de la part des vendeurs.
Merci pour ce voyage dans le temps, via planète Marseille, etc etc 🙂

Nicko says:

Merci jp pour ton témoignage 🙂

En 2011, je pense que nous étions sur une période charnière. Les tarifs annoncés concernant nos jouets d’enfance étaient véritablement plus élevés qu’à l’aube de la décennie 2000, particulièrement vis-à-vis de certaines gammes « à succès ». Les différents revivals consécutifs, que ce soit pour les licences Transformers, Maîtres de l’Univers ou même G.I.Joe, ont généré un intéressement majoré. Pour autant, les prix de nos jouets vintage durant cette temporalité étaient encore très éloignés de ceux que nous allions connaitre à partir du milieu des années 2010.

D’autre part, je rejoins ton constat : les tarifs des jouets vendus en loose – dans un état de conservation bien souvent plus que discutable – sont aujourd’hui surréalistes. Je pense qu’il faut attribuer cette configuration à un marché constitué d’une nouvelle clientèle – ou en tout cas relativement récente je dirais – qui n’a pas nécessairement le passif propre aux très anciens collectionneurs. Aussi, avec peu de points de comparaison, les achats se font de manière plus spontanée.

A titre personnel, je ne pourrais pas acquérir des action figures en loose que j’ai connues à un prix dérisoire durant les années 2000 pour des tarifs multipliés aujourd’hui par dix. Mentalement, c’est impossible, sauf sous des conditions bien précises. Parallèlement, j’observe quotidiennement des jouets vintage vendus en loose, lesquels se trouvent dans des états de conservation réellement catastrophiques, pour des sommes démesurées. Ce phénomène plutôt contemporain a été rendu possible par la visibilité que l’on a donné à nos déclinaisons plastique d’enfance et qui a fait augmenter les sphères spéculatives.

C’est moi qui te remercie jp et qui te salue chaleureusement depuis la planète Marseille 🙂

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