Allez on repart dans une galaxie lointaine, très lointaine avec la nouvelle série développée par Jon Watts (réalisateur des films MCU Spider-Man de Sony) : Star Wars Skeleton Crew.
Les deux premiers épisodes sont disponibles sur Disney+ depuis hier, on tire donc un premier bilan de cette série au marketing bien rodé.
Skeleton Crew, une série apparemment sans surprise
Comme on pouvait s’y attendre la série met en scène un groupe de quatre adolescents (deux garçons, un humain et un ortolan et deux filles humaines dont une cyborg). Les jouets Hasbro (dispo en ligne ici) nous avaient vendu la mèche. Je vous renvoie aux reviews de Wim, Neel, KB et Fern (et puis celles de Brutus et Jod Na Nawood aussi) pour comprendre ce que je veux dire (mention spéciale pour les lampes torches et les talkies).
Ces ados évoluent dans un environnement étrangement familier, une sorte de suburbia spatiale qui sert de cadre au premier épisode.

L’introduction avec les pirates sert à mon sens un double objectif plutôt intéressant : le premier c’est de donner la matière d’une probable chasse aux trésors qui rappelle à la fois Les Goonies (bien entendu) et les épisodes de The Clone Wars avec Hondo Ohnaka. Je pense en particulier à ceux où Ahsoka chapeaute un groupe de novices avec Huyang.

Autre série Star Wars invoquée dans Skeleton Crew, Star Wars Rebels fournit notamment son chauffeur de bus, un droïde RX d’abord créé pour Star Tours et repris également dans Le Livre de Boba Fett (et qu’on retrouve dans Galaxy’s Edge). Il y a un peu de la ministre Tua dans le personnage de la sous-secrétaire Fara qui intervient dans l’école d’At Attin. Son discours sur l’Oeuvre que doivent servir les enfants par leur qualification professionnelle est relativement intéressant car on n’y décèle pas le discours habituellement associé à la nouvelle République. Il y a une dimension quasi sectaire dans la démarche.

Si j’étais grincheux je dirais que la seule surprise dans cette gigantesque opération de recyclage des clichés des récits d’aventure initiatique doit probablement être ces petites créatures volantes tout droit sorties de Captain Eo. D’autres indices pointent, dans le concept de la série, vers une plus forte influence de l’attraction, disparue des parcs Disney à la fin des années 90. Nous aurons certainement l’occasion de revenir sur ce sujet.

L’épisode 2 se conclut par l’introduction du personnage joué par Jude Law, Jod Na Nawood, dont le mystère est vite dévoilé.
Les hics de la martingale
Au-delà de ces éléments d’une recette apparemment éprouvée, on note quelques détails qui amusent voire perturbent le téléspectateur.
Le plus flagrant pour moi fut le chien-grenouille de la voisine ithorienne de Wim. Cette espèce est censée être douée d’intelligence et Bubo, le frog-dog du Retour du Jedi, subissait justement un traitement humiliant de la part de Jabba. Mais il y a quelques chose que je ne supporte vraiment pas dans cette séquence ce sont les CGI.

Plus surprenant, il y a quelque chose d’Alien dans le redémarrage du vaisseau. La séquence sonore d’activation des différentes consoles du pont m’a fait penser au retour à celle du Nostromo.
Les références se multiplient tout au long de ces deux épisodes, le fameux lait bleu (spécialité galactique bien connue), le Holiday Special et ses numéros musicaux improbables, le temple Jedi enfoui sur Lothal dans Rebels… Même l’attraction (et le premier film) Pirates des caraïbes a droit à son clin d’oeil (la scène de la prison).
Le seul plot twist me semble venir du côté légendaire d’At Attin, je suis curieux de voir où cela mène et s’il y a du méta intéressant là-dessus. L’imbroglio à propos des devises de l’ancienne République sur Borgo qui auraient toujours cours sur At Attin m’ont fait d’abord sourire et rappelé les débats entre Qui-Gon Jinn et Watto dans La Menace fantôme puis entre Din Djarin et Greef Karga au début de la première saison de The Mandalorian. La situation a ensuite piqué ma curiosité et confirmé l’isolation probable de la planète d’origine des ados. Un sujet qui risque de tenir une place centrale dans leur quête de retour.

Pour le reste, je ne sais trop que penser de cette recette miracle un peu réchauffée aussi longtemps après Stranger Things et SOS Fantômes : l’héritage. Je suis parallèlement surpris par la (mauvaise) qualité de certains CGI (notamment sur At Attin).
En revanche, j’aime bien l’idée de développer le thème pirate dans l’univers Star Wars, leur intégration dans la timeline du Mandalorian n’est pas inintéressante pour ce que cela dit de la faiblesse intrinsèque de la nouvelle République. Le mystère autour d’At Attin me fait tiquer et aiguillonne ma curiosité, c’est déjà pas mal pour une série qui partait sur de l’ultra conventionnel.
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