Star Wars Acolyte : Analyse des deux premiers épisodes

 

On se penche aujourd’hui sur les deux premiers épisodes de la nouvelle série Star Wars diffusée sur Disney+, The Acolyte. Notez que le titre n’a pas été traduit. Pourtant l’effort de remplacement simple de l’article défini ne semblait ni insurmontable ni risqué. Je parle ici de risque car il est arrivé que Disney France se plante sur la traduction d’un titre de film Star Wars, au prix d’un grave contre-sens. Ce fut le cas en 2017 quand ils ont traduit The Last Jedi en Les derniers Jedi alors que l’intention des auteurs était d’évoquer un seul « dernier Jedi ».

Acolyte : un pari risqué pour Disney/Lucasfilm

Autre risque pour cette série – et cette fois-ci nettement plus sérieux –, la capacité à accrocher les spectateurs après une expérience un peu hétérogène en matière de série Star Wars. Contrairement aux productions précédentes, The Acolyte ne se déroule pas dans une période avec laquelle le grand public est familier. En effet, le choix de la période de la Haute République est audacieux. Elle commence en 500 BBY et s’achève en 100 BBY. soit près de 80 ans avant la guerre des clones. Elle fait l’objet d’une attention particulière de Lucasfilm qui y consacre plusieurs séries de romans et de films. La Haute République a même servi de support au jeu vidéo Jedi Survivor, mais pour le grand public cette époque n’évoque pas grand chose.

Star Wars Acolyte – S01E01 – Perdu/Trouvé

L’introduction de l’épisode 1 se veut justement un moyen d’entrer dans l’époque. Le texte succinct indique :

C’est donc à la toute fin de la Haute République que la série se déroule et on sait désormais que les utilisateurs de la Force ne suivent pas tous les enseignements Jedi. L’allusion aux confins ténébreux fait ici écho à la façon dont Luke décrit Tatooine à 6PO dans La Guerre des étoiles : « s’il y a  un point central dans cet univers, tu es sur la planète qui en est la plus éloignée ». La version originale parle d’un « brightest point » (le plus brillant). C’est un thématique récurrente dans Star Wars : les mondes de la bordure extérieure sont les moins avancées, les moins civilisés, non du fait d’une absence de technologie, mais du fait de l’éloignement de Coruscant, la capitale galactique où l’on vit dans un relatif état de droit (sous l’Empire galactique, on parlera plus d’ordre cependant). Le reste de la galaxie est livrée aux corporations ou aux criminels. C’est d’ailleurs dans le Secteur corporatiste (CorSec) que se déroule une partie de l’histoire.

On commence avec une scène intéressante qui, présence de Carrie Ann Moss oblige s’ouvre sur un combat à mains nues très Matrix. Je suis un peu surpris du sort réservé à ce maître Jedi Indara qui pourtant bénéficie de sa propre figurine. Encore une fois on s’attendait à voir un personnage qui bénéficierait d’une plus longue espérance de vie. Heureusement, l’autre star (asiatique) de la série, Lee Jung-jae, est promis à un plus grand avenir.

La série tourne donc autour d’un mystérieux assassin sensible à la Force et qui traque des Jedi. Suite à la mort d’Indara, les témoins désignent l’ex-Padawan Osha Aniseya.

Elle sert comme Meknek sur un cargo de la Fédération du commerce. Ce métier a été interdit par la République en raison du danger auquel il expose ces professionnels qui sont désormais censés avoir été remplacés par des droïdes.

De fait, Osha et son partenaire sont obligés de réparer le vaisseau depuis l’extérieur, ce que font les astromécanos comme R2-D2 dans La Menace fantôme.

Osha est arrêtée par un ancien camarade, le chevalier Jedi Yord Fandar et sa Padawan Tasi Lowa. La rencontre permet de faire le point sur la biographie de l’héroïne accusée de meurtre.

Elle se retrouve dans un vaisseau cellulaire qui doit l’emmener sur Coruscant avec d’autres prisonniers qui décident de s’évader en désactivant les droïdes pilotes et de sécurité grâce aux pouvoirs combinés d’un cyborg et d’un alien bien chelou.

 

A partir d’un moment, on tombe dans un épisode du Fugitif. Le parallèle avec le film de de 1993 réalisé par Andrew Davis et avec dans les premiers rôles Harrison Ford et Tommy Lee Jones semble évident. L’évasion du vaisseau fait écho à celle du fourgon cellulaire tout comme la scène de la poursuite sur Carlac nous ramène à celle du barrage dans le film.

 

Notons également « l’hommage » à Alien avec ce Face Hugger flippant utilisé pour rendre inconscient des prisonniers récalcitrants.

Bref son vaisseau s’écrase sur Carlac et c’est là qu’elle est reprise par son ancien maître, Sol, accompagné par deux Jedi Yord et Jecky Lon. Sol fait partie des quatre Jedi qui ont trouvé Osha sur Ueda après que sa soeur jumelle, Mae, eut provoqué l’incendie qui tua leur famille et leur village. Mae usurpe l’identité d’Osha pour éliminer ces Jedi.

L’épisode prend fin sur une rencontre entre Mae et son maître (qui sera désigné ainsi (« le Maître ») dans l’épisode 2. Ce maître lui donne l’ordre de tuer un Jedi sans arme. Il n’aparraît qu’au second plan ; alors qu’il s’adresse à Mae, il active son sabre laser rouge.

Star Wars Acolyte – S01E02 – Vengeance/Justice

Mae poursuit son oeuvre sur Olega. Elle s’infiltre dans un temple local en neutralisant le droïde portier qui ressemble un peu à celui du Palais de Jabba (dont on retrouvera un exemplaire dans la saison 1 de The Mandalorian dans la planque du Client).

Pour faire simple, Mae échoue à percer la protection psychique générée par la méditation du maître Jedi Torbin. Son attaque innocente donc Osha qui est toujours sous la garde de Maître Sol et de ses jeunes compagnons d’aventure sur Carlac.

Le quatuor part donc sur Olega. Pendant ce temps, Mae retrouve Qimir, un complice, dans une boutique genre bric-à-brac dont il a tué le gérant la veille. N’arrivant pas à percer la sphère protective de Torbin, Mae demande une arme à Qimir. Celui-ci lui rappelle qu’elle doit tuer sans arme et que si elle utilise une arme cette fois-ci les prochaines seront bien plus compliquées, compte tenu du fait qu’un Wookiee fait partie de deux autres cibles. Qimir lui prépare tout de même un poison à base de Bunta (une plante originaire de Brendok). Il lui donne également un conseil précieux pour percer la concentration du Jedi : la culpabilité.

 

L’action se concentre ensuite sur un jeu du chat et de la souris entre Mae qui parvient à faire absorber le poison et les Jedi qui, accompagnés d’Osha, la traquent. Interrogé par les Jedi Qimir se fait passer pour un marchand d’armes, mais balance que Mae en a après quatre Jedi, ceux qui ont fait basculer sa vie en emmenant sa soeur jumelle : Indara, Torbin, Kelnacca et Sol.

Ils manquent d’attraper Mae, mais celle-ci s’avère pleine de ressources. Elle finit par retrouver Qimir et part avec lui sur la piste de leur prochaine cible.

L’épisode se termine sur Khofar où Kelnacca vit en ermite dans l’épave d’un vaisseau. Il surprend et chasse deux charognards en quête d’une bonne pièce détachée.

Voilà, c’est tout pour ces deux premiers épisodes. Je dois avouer attendre la suite avec impatience. Je vous préviens toutefois qu’il est probable que les prochaines analyses soient plus brèves.

Blaster
A suivre

3 comments

ayorsaint says:

Vu le premier ce soir
Je viendrai lire demain ton analyse du second
Je n’attendais rien de cette série qui sentait pourtant si bon la prelogie
Et je dois dire que ces premières quarante minutes m’ont donné envie d’y replonger au plus vite demain ☺️

ayorsaint says:

Vu l’épisode 2 qui n’avait pas le même rythme. On sent déjà qu’on fait tirer l’histoire en longueur comme dans les autres séries Star Wars. Ce soir je me fais le numéro 3 qui fait énormément parler… Et je sens que je vais en rester là du coup. Dommage…

bon courage 😉

c’est pas fifou, mais j’irai au bout.

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