FulguroPop

Le magazine de la Pop Culture

De Belphégor  à Pazuzu, le mal s’invite parfois dans les plus grands musées. Je reviendrai un jour sur ces démons inspirés des proche et moyen orients anciens qui pullulent dans la pop culture, mais aujourd’hui je vais parler du film L’Exorciste.

Son histoire est d’ailleurs marquée par cette origine géographique. Le film s’ouvre d’ailleurs sur des fouilles archéologiques en Irak. Suite à la découverte d’une statuette représentant un démon assyrien, le Père Merrin réfléchit à la nature du mal. Cette scène présente un intérêt historique, malgré l’anachronisme flagrant.

L’objet montré dans le film est directement inspiré d’une pièce des collections du Louvre. Il s’agit d’un objet trouvé à la fin du XIXème siècle datant du début du premier millénaire avant notre ère. Il porte une inscription en (néo-)assyrien : « Moi, Pazuzu, fils du dieu Hanpa, je suis le roi des mauvais démons Lilû. Je gravis la montagne puissante et furieuse. J’ai imposé aux vents, au coeur desquels je me déplace, la direction de l’Ouest. A chacun d’eux, j’ai brisé leurs ailes ».

Musée du Louvre, Département des Antiquités orientales, MNB 467 – https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010120489 – https://collections.louvre.fr/CGU

Si Pazuzu figure en bonne place dans les collections du musée, c’est aussi pour son ambivalence dans la culture mésopotamienne antique.

En effet, Pazuzu, démon majeur car de descendance divine, est également une figure bénéfique.

Pazuzu a le pouvoir de contrer les créatures maléfiques, notamment la démone Lamashtu responsable de la mort des nourrissons. Bien que roi des mauvais démons, Pazuzu peut avoir un rôle apotropaïque (protecteur).

Source : Orient cunéiforme, Minsistère de la Culture

 

Son choix comme démon est donc particulièrement intéressant dans les médias de la franchise L’Exorciste. Il peut à la fois déchaîner les vents mauvais porteurs de maladies que leur briser les ailes.

 

Si vous voulez voir Pazuzu, la statuette qui a inspiré celle du film est visible au sein du département des antiquités orientales (salle 230) dans l’aile Richelieu du musée parisien.

Blaster
A suivre

2 réponses à “A première vue : quand L’Exorciste se joue au Louvre”

  1. Avatar de Globhul
    Globhul

    Et, pour la petite anecdote, la statue de Pazuzu exposée salle 230 au Louvre mesure 15 centimètres.
    Elle peut donc idéalement trouver sa place en diorama avec autour d’elle des figurines à l’échelle 1/12, comme par exemple un Conan ou un Hellboy mezco, un Indiana Jones Hasbro, des Mythic Legions, des Marvel Legends ou même des GI JOE classified…
    Et voilà, ça y est, j’en veux une copie pour mes vitrines…

    1. Avatar de Blaster

      héhé, ça doit se trouver

      C’est trouvé mais pas dispo pour le moment.

      Pazuzu

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *