Albator : Le pirate de l’espace en bandes-dessinées

 

 

Aujourd’hui sur Fulguropop, je vous présente une série de 3 B.D. sur Albator et c’est français madame-monsieur !!

 

 

Sortie à partir de 2019 ces 3 tomes du Capitaine Albator: Mémoires de l’Arcadia sont réalisés par le français Jérôme Alquié en collaboration avec le maître et papa d’Albator, Leiji Matsumoto (lui-même) pour le scénario. Le tout est évidement aux éditions Kana Classics (tout comme la BD Goldorak que je vous ai présenté il y a peu).

 

 

Le courage est le premier mot qui me vient quand j’ai découvert ces œuvres. Quel courage il faut pour s’attaquer à ce géant des années 70-80, avec le créateur de ce monument. Les fans des premières heures attendront au tournant la moindre erreur. Le design doit être parfait afin de répondre aux attentes des mordus du Captain Harlock.

 

 

Je ne vais pas tourner autour du vaisseau: j’ai passé un moment de lecture géniale (certes un peu rapide, mais vraiment agréable).

Le design est assez fidèle à l’animé et au manga d’origine. Les couleurs sont bluffantes et donnent une belle touche de modernité à cette série de B.D. Elles permettent de faire évoluer l’aventure dans une dimension plus moderne et de rendre le trait assez fin.

 

 

Outre l’aspect qualitatif du dessin, le scénario est rondement ficelé. Évidement ! le maître est aux manettes. Il nous propose une histoire inédite sur 3 volumes avec une liaison entre les albums vraiment bien réalisée. Cette épopée nous replonge dans l’ambiance des épisodes que l’on regardait sur RécréA2 les matins de vacances avec notre bol de Kellogg’s sur les genoux dans un canapé 3 fois trop grand pour nos jambes de morveux (et je n’évoque pas les céréales renversées, devoir se lever pour monter le son à la TV car son petit frère braille à côté…).

 

 

L’histoire narrée dans ces pages se situe au milieu des aventures d’Albator: le corsaire de l’espace (ou Albator 78 si vous préférez). On retrouve donc notre pirate en guerre contre les sylvidres et aux « prises » avec l’armée de la Terre; cette dernière toujours gérée par une bande d’incapables alors que la terre s’autodétruit (bien que à ce niveau, la réalité rattrape la fiction…).

 

 

Dès le départ, les auteurs nous plantent le décor grâce à une liaison épistolaire axée sur l’émotion mais permettant de rentrer dans le vif du sujet et nous faisant retrouver rapidement l’ambiance de ce manga et le charisme si particulier de notre héro.

Ces moments intimes d’écritures, Albator les multipliera tout au long des 3 albums, et on a véritablement l’impression d’être les témoins privilégiés d’une situation hors du temps.

 

 

Les aventures de l’équipage de l’Arcadia vont les mener à travers les recoins de la Terre (mais aussi de l’espace) à la découverte des origines communes des sylvidres et des terriens d’une part, mais d’autre part à la rencontre de nouvelles sylvidres, oubliées depuis des millénaires.

 

 

Ces albums donnent aussi la possibilité de revoir ou entrevoir différents protagonistes qui gravitent autour de l’univers d’Albator. Ainsi vous croiserez à travers ces pages quelques visages familiers chers à Leiji Matsumoto et c’est très malin de la part des auteurs car cela nous plonge encore plus dans cet univers et ça les lecteurs comme moi: on kiffe!

 

 

Je ne vous le cache pas depuis le début cette article, j’ai adoré lire ces 3 albums. Je suis même étonné de les avoir découvert par hasard et non lors de leurs sorties par divers promos.

J’ai néanmoins un bémol quant à la traduction des noms: je m’y suis un peu perdu au départ entre les traductions françaises et les noms japonais. Quitte à pousser le vice de nommer tous les personnages en versions japonaises, autant le faire jusqu’au capitaine lui même… C’est un débat, mais qui n’impacte pas la qualité de ces livres.

 

Je vous retrouve bientôt pour évoquer avec vous des souvenirs de dinosaures mais pas en livre cette fois.

A bientôt et bonnes lectures.

Gus.

 

2 comments

Seb Ulba says:

Article très agréable à lire, tout comme ces 3 BD d’ailleurs. J’aime beaucoup le trait de Jérôme Alquier et j’attends avec impatience la sortie de son Saint Seiya. Et puis après… Ulysse 31 ? 😅

Seul bémol de la BD Albator pour moi = des cases et du texte parfois beaucoup trop petits. La BD est faite à l’ordi mais il faudrait quand même garder une taille de caractères acceptables pour des dinosaures !

Gus says:

Merci d’avoir lu et commenté. Replonger dans ces univers est un délice.

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