Pour mettre en avant le héros, il lui faut un antagoniste. Dans le cinéma des années 80-90, c’est même une règle d’or. Si le héros est une armoire à glace, le méchant doit être une armoire normande. Si le héros est invincible, le méchant doit être immortel. Si le héros a du charisme, le méchant doit être dieu.
Et certains laisseront une trace indélébile dans l’histoire du cinéma. Comment ne pas se souvenir de Bennett dans Commando en 1985, un dangereux psychopathe prêt a tout pour se venger qui fait jeu égal avec John Matrix incarné par l’ami Schwarzy. Dans le genre félé, n’oublions pas Simon Phoenix dans Demolition Man en 1993. Wesley Snipes en fait des caisses et possède une carrure qui lui permet de tenir tête à Stallone. Clairement un des méchants les plus jubilatoires à suivre. Dans un autre registre mais tout aussi timbré, le Kurgan, l’autre immortel du film Highlander en 1986. Clancy Brown excèle dans le rôle du seul bon film de la carrière de Christophe Lambert.



N’oublions pas les méchants qui ont de la classe, Hans Grubber dans Die Hard en 1988. Le regretté Alan Rickman est le contrepied parfait au John Mc Lane de Bruce Willis. Il incarne le méchant avec de la classe la ou le héros est un pauvre flic un peu paumé. Mais mon préféré dans cette catégorie est Norman Stansfield. Mon dieu quelle claque j’ai pris en voyant le film Léon en 1994 pour la première fois. Gary Oldman y est tout simplement incroyable, la séquence ou lui et ses hommes trucident la famille de Mathilda m’a marquée un moment. Le charisme du personnage transpire à travers l’écran jusqu’à sa dernière scène. Et petite autre mention pour Gary Oldman avec le 5ème élément. Son cabotinage dans le rôle de Zorg est très bon aussi.


Et puis il y a tout ceux qui ne veulent pas mourir, ou qui représentent une idée ou un concept. Je pourrais parler de tous les Freddy, Jason et autres monstres du cinéma horrifique. Mais même si ils constituent un pan important du cinéma des années 80-90, ils n’arrivent pas à la cheville d’un T-800 par exemple. Un robot tueur venu du futur et incarné par Arnold qui continue après toutes ces années à nous faire peur, surtout avec la montée des IA que nous connaissons actuellement. Et pour continuer dans le registre, l’agent Smith de Matrix en 1999. Hugo Weaving y incarne un programme informatique/agent, omniprésent, omniscient et limite omnipotent. A tel point que même Néo a du mal à réellement s’en débarrasser. Ce que j’ai pu détester ce type.


Alors les méchants étaient ils mieux avant ? Evidemment que non. Les films récents regorgent de personnages intéressants : le Joker de Nolan, Amy Dunne dans Gone Girl pour n’en citer que deux. Mais moi j’assume, j’aime ces vieux méchants, qui le sont souvent sans qu’on sache pourquoi et on s’en fout.
Et pour finir, celui qui me faisait peur, mais vraiment peur, et que pourtant j’adore tellement il incarne la haine et la méchanceté. Le juge Demort dans qui veut la peau de Roger Rabbit.

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Y’a pas mieux que Bennet !
OK vous m’avez saucé pour revoir Commando !!!
Heureusement que tu dis qu’aujourd’hui aussi il y a de bons méchants. Cependant, un constat s’impose concernant les films de super héros (MCU et DCEU) qui ont remplacé les films d’action man des années 80 et 90 : les méchants sont globalement foireux. Et dans les films où les méchants sont comme tu l’as décrit, « bizarrement », le film est une réussite : Infinity War, The Dark knight, Civil War, Watchmen.
En même temps tu cite les films avec les pires méchants de ces derniers temps. Le méchant doit représenter une menace tangible pour être pris au sérieux. Qualen dans Cliffhanger fonctionne parfaitement aussi. Tu prend Ronan dans les gardiens de la galaxie, a aucun moment tu ne prend ce gars au sérieux. Meme Thanos ne fonctionne pas. Ca tient totalement à l’écriture. On peut écrire un personnage complexe pour un méchant, mais il faut que ce soit une ordure. Exemple avec le Joker dans le film du même nom. Le personnage est censé être limite le méchant ultime, mais dans le film en lui donnant ce parcours si particulier, on s’y attache et ce n’est plus vraiment un méchant.
Je ne suis pas complètement d’accord avec le Joker de Nolan. Son parcours est complètement flou, il change plusieurs fois de version… C’est son nihilisme qui le caractérise plus et qui le rend imprévisible. Pour moi c’est probablement l’un des meilleurs méchants des années 2000+.
Avant que Christoph Waltz apparaisse dans Inglorious Basterds.
Carrément d’accord avec Ju
Et pour ce qui est de Thanos c’est aussi une des grandes réussites filmiques des dernières années
Merci Olivier pour cette réflexion qui rejoint en partie mon ressenti au cinéma.
Si l’on met de côté les icônes comme Vador, je pense que le méchant le plus efficace du cinéma des années 80 est Hans Gruber de Piège de cristal.