Les maitres de l’univers (2026) : du muscle, du muscle et …

Je me devais de parler de ce film après le visionnage. Rappelons qu’en France il n’est pas sorti au cinéma, et franchement je comprends pourquoi, explications.

Rappel rapide de l’histoire : la vie est belle à Eternia. Jusqu’au jour où Skeletor et son armée veulent s’emparer de l’épée de pouvoir conservée au château des ombres. Pendant la bataille, la sorcière (Morena Baccarin, superbe mais inutile) envoie le prince Adam et l’épée sur Terre afin de les protéger. Pendant plusieurs années, Adam cherchera l’épée afin de sauver son univers du terrible Skeletor. C’est simple, c’est une origin story, c’est dans l’air du temps et c’est exactement ce qui me gonfle. Ce film pourrait faire partie du MCU tant il en coche tous les codes, oui, même les blagues lourdes.

Après de gros déboires de production, ce sera à Travis Knight de s’atteler à la réalisation. Et le gars devait être bourré en permanence pour accoucher de cet immonde vomi. Le film est visuellement affreux : décors en carton-pâte, CGI mal définis, effets spéciaux d’un autre âge. On a du mal à voir où est passé le budget. Et on parle d’entre 180 et 200 millions de dollars.

Niveau réalisation, on sent une inspiration tirée des Gardiens de la Galaxie, premier volet. Il y a des blagues, de grosses punchlines qui tombent à plat. Les combats sont mous et manquent cruellement d’impact. Malheureusement, il n’y a aucune originalité ou recherche particulière. Et c’est long, bordel, 2 heures 20 pour quasi rien dire.

Et ce n’est pas dans la musique qu’on pourra trouver un peu d’intérêt. Daniel Pemberton nous sort une partition des années 80. Ça se veut épique et c’est surtout un soufflé qui retombe. Même l’utilisation du magnifique Prince of the Universe de Queen tombe à plat.

Y a-t-il des choses à sauver dans ce film ? Heureusement, oui. Le film est respectueux visuellement du matériau d’origine. On dirait une immense pub pour les jouets et, pour les fans, cela devrait leur plaire. La façade du château des ombres ressemble au playset, les costumes des différents personnages permettent de les reconnaître d’un seul coup d’œil. Du beau travail.

Mais surtout, s’il y a une seule chose à retenir, c’est Skeletor. Visuellement, il est classe : le crâne fonctionne parfaitement, les yeux lumineux sont très expressifs et il transpire la classe. Mais c’est surtout la prestation de Jared Leto qui retiendra mon attention, il surjoue totalement le perso. Et dans le bon sens, il en fait à la fois un personnage ridicule, mais aussi complètement vicieux et assoiffé de pouvoir. Dommage que le monsieur cumule les échecs cinématographiques, car c’est vraiment un bon acteur.

Au final, je ne peux que vous conseiller de ne pas voir le film, et pourtant j’aurais aimé apprécier le film ; comme beaucoup, MOTU constitue une part de mon enfance. Mais une adaptation de cet univers est casse-gueule et le temps est une denrée rare, seuls les ultra-fans de MOTU pourront se permettre de le dépenser dans ce film. Les autres, passez tout simplement votre chemin.

Olivier

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