Hellboy revient en force cette année. Après McFarlane, c’est au tour de Boss Fight Studio de proposer sa vision du héros créé par Mike Mignola en 1994.
La boîte est très sympa avec un volet illustré qui se referme par velcro et permet d’admirer la figurine, ses accessoires et de jolis dessins tirés du comic book dont est inspiré la figurine : A Box full of evil.
Le choix de cette histoire m’a un peu surpris quand Boss Fight l’a annoncé, mais c’est un classique qui a le mérite de dévoiler une partie du passé du héros, notamment son nom de démon : Anung Un Rama. C’est aussi dans cette histoire que Hellboy récuse son nom et reprend le contrôle sur son destin en brisant ses cornes. Malheureusement, une partie des accessoires qui sont nécessaires pour reproduire cette scène est distribuée via le pack d’accessoire qui porte le n°4 dans la série Hellboy par Boss Fight Studio.
La boîte contient aussi un backdrop très chouette de Hellboy.

Je commence ma review par les accessoires avant d’en venir à Hellboy. Notre démon dispose de son fidèle revolver (que Hellboy n’utilise pas dans l’histoire mentionnée sur la boîte) et de deux mains alternatives (un poing gauche et une paume ouverte pour la Right Hand of Doom. C’est relativement peu, et il faudra se résoudre à acheter le pack d’accessoires déjà mentionné pour avoir un poing droit fermé. L’originalité de la figurine réside dans sa main droite qui permet de tenir des objets.
Pour en finir avec les accessoires notons la présence d’une main de gloire. Mike Mignola utilise un véritable élément du folklore occultiste français avec cette pratique décrite par plusieurs sources dont le grimoire Petit Albert de 1668. Il s’agit d’une main de pendu trempée dans la cire pour en faire une bougie qui paralyse les occupants d’une maison. Un astuce de cambrioleur utilisée qu’on retrouve dans plusieurs histoires écrites par Mignola telles que A Box full of evil et Being human. Hasard, ou pas, ces deux histoires se succèdent chronologiquement (à défaut d’une chronologie de publication) dans Strange places, Hellboy Omnibus Volume 2 publié par Dark Horse comics.

La figurine se distingue nettement de la concurrence, qu’il s’agisse de ma 1000Toys ou de la McFarlane par une appropriation de l’esthétique spécifique qu’adopte Mike Mignola pour son Hellboy. Couleurs tranchées, détails minimalistes et lignes taillées à la serpe, c’est brutal et magnifique avec un travail sur les textures particulièrement réussi.



La queue est articulée, la Right Hand of Doom est sur balljoint et les différentes articulations fonctionnent de manière satisfaisante malgré les limites apportées par le torse sans épaules papillons. Les balljoint au niveau de la taille et de la plèvre donnent une souplesse insoupçonnée au personnage.
Les proportions, très mignolesques passent super bien avec cette figurine. Les chevilles supportent bien le poids de la partie supérieure du corps, un point qui m’inquiétait particulièrement.
Boss Fight Studio frappe fort avec cette première figurine Hellboy qui s’impose comme ma préférée.
Je trouve toutefois dommage qu’il faille en passer par le pack d’accessoires pour récupérer un manteau, des mains et des têtes supplémentaires.
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