D’un coté Jurassic Park de Steven Spielberg en 1993, de l’autre Jurassic World de Colin Treverow en 2015, une suite officielle de la saga Jurassic Park mais aussi un reboot non assumé.
Dans Jurassic Park, nous découvrons d’abord un film qui semble familial, teinté de rêve et de fantastique : découvrir un parc peuplé de dinosaures. La première partie du film est magique, la découverte des différents dinosaures et du parc fonctionnent parfaitement, nous sommes totalement embarqués et la musique y joue pour beaucoup. Le fait que le parc ne soit pas encore ouvert mais encore en cous de développement est aussi un atout majeur. Puis au fur et à mesure, une tension s’installe, on sent que quelque chose va arriver que tout n’est pas au point. Nous connaissons bien évidemment la suite et le film va basculer dans un drame fantastique. Tout au long du film nous vivons l’ensemble avec les personnages et les dinosaures ne sont au final qu’un prétexte pour nous raconter la survie des différents protagonistes. Cette rupture entre le familial du début du film et le fantastique de la suite marche à la perfection. Le seul défaut du film est que Tim aurait du mourir sur sa barrière électrique. Et puis aussi le gouffre magique mais j’en ai déjà parlé dans cet article : https://www.fulguropop.com/2024/01/02/a-premiere-vue-y-avait-il-un-niveau-pour-sauver-jurassic-park/
Dans Jurassic World, on sent que cette ambiance familiale veut être reconduite. Le début de la découverte du parc essaie de ramener l’ambiance magique sans y parvenir. J’ai plutôt l’impression d’être dans le Disneyland du dinosaure. Cela fonctionne moyennement et l’impression de déjà vu s’installe assez rapidement. Et c’est même un des thème du film, pour parvenir à conserver l’attention des spectateurs qui connaissent déjà les dinosaures, il faut donc en créer un nouveau, cela se tient. Le vrai gros changement sera dans le personnage incarné par Chris Pratt, et ce sera la première très grosse erreur du film, et même celle de la saga Jurassic World. En créant ce personnage de dresseur de vélociraptor, on humanise les dinosaures comme nous le faisons avec nos chat ou nos chiens. Si ces derniers ont des siècles de cohabitation avec les humains, ce n’est pas le cas des dinosaures. La deuxième partie du film essaie elle aussi de se rapprocher de son ancêtre sans jamais y parvenir, le film devient banal et enchaine les scènes d’actions sans réel enjeu de survie.
Je n’aborderai pas les suites, je les trouve moyennes pour Jurassic Park et déplorables pour Jurassic World. Ce qui est flagrant, c’est que pour une même idée de base, un bon réalisateur avec de vrais intentions et un bon scénario donnent un bon film. Une simple approche mercantile donne un divertissement tout juste passable. Je ne peux que finir par cette phrase de John Hammond :
Dr Grant, mon cher Dr Sattler, bienvenue… à Jurassic Park
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