Daredevil Born Again : critique de l’épisode 7 (SO1E07) « L’Art pour l’art »

L’épisode commence par l’annonce au Caïd que Daredevil est de retour ! Le combat contre Muse sert de  catalyseur à plusieurs titres. En effet,  la carrière du justicier va considérablement impacter sa nemesis devenue maire de NYC, Wilson Fisk.  Ensuite, cet événement vient conclure le cheminement logique de la compagne de Matt Murdock, Heather Glenn (dont le cabinet est décidément le dernier salon où l’on cause). Il permet surtout d’activer la réflexion sur la dimension sacrificielle quasi christique du héros.  Cela renvoie aussi au titre de la série Born Again. Revenu à la vie, ressuscité, Daredevil ? Dans le comic book Renaissance, Matt Murdock s’écroule et renaît. Ici l’avocat reste à flot. Il cède à ses pulsions. Le péché d’orgueil est énorme pour ce fervent catholique. Se prendre pour un messager divin voire pour le Christ relève du blasphème pur et simple, mais cela ne semble pas choquer outre mesure les scénaristes.

Matt Murdock n’arrive pas à contenir Daredevil. Et nous, païens assistant aux jeux du cirque modernes, on se réjouit de sa faiblesse. On l’appelle de nos voeux. Matt Murdock importe peu au fond, il n’est qu’un martyr à sacrifier pour faire revenir le diable de Hell’s Kitchen.

Fisk dévoile sa haine pour Daredevil, revient sur les trois saisons de la série diffusée initialement sur Netflix. Son rêve d’empire immobilier ruiné par Daredevil, son humiliation carcérale… Trumpien plus vrai que nature, il s’invente sa propre mission (en écho à celle de son adversaire) : un délire working class hero qui fait sourire quand on se refait le film.

Murdock veut finir le boulot entamé avec Muse. La police et lui identifient l’un des dessins de Muse : le Dr Glenn. Fisk lance donc son unité de flics violents contre ses deux cibles : Muse (Bastian Cooper) et Daredevil. Cela tombe bien tout ce petit monde se retrouve dans le cabinet de Glenn.

Les combats ne sont vraiment pas foufous dans cette saison. Je trouve que le montage manque de souplesse et d’énergie. C’est dommage, mais la série semble enfin prendre son envol.

 

Blaster
A suivre

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