Star Wars Skeleton Crew : Analyse de l’épisode 6 – Plus d’amis, encore une fois

En ce premier jour de l’année 2025, je vous présente au nom de la rédaction nos meilleurs voeux et vous propose de découvrir le dernier épisode en date de la série Star Wars Skeleton Crew sur Disney+. Il s’agit de l’antépénultième épisode de cette série qui a connu des hauts (épisodes 2 et 3) et des bas (épisodes 4 et 5). j’espère que le 6ème permettra de redresser la barre et de renouer avec la thématique des pirates que j’affectionne tout particulièrement.

Star Wars Skeleton Crew : épisode 6 – Plus d’amis, encore une fois

L’épisode reprend dans fil de l’action du prévédent avec une scène tout droit sortie des Goonies : les enfants glissent dans un toboggan depuis leur évasion in extremis du repaire pirate. Bizarre que partant du même point, ils se soient retrouvés dans des conduites différentes. Ils atterrissent dans la neige, la chute a été un peu rude pour KB qui semble avoir perdu connaissance. Il s’agit en fait d’un défaut de ses implants cybernétiques (« augs »).

Cyborgs, augs, Mods et transhumanisme dans Star Wars

Cette scène me permets un légère digression. En effet, je n’avais jamais vraiment réfléchi au sujet des cyborgs dans Star Wars avant l’ère Disney. Dans les films, les implants cybernétiques sont généralement des prothèses de membres perdus au combat. Anakin et Luke exemples sont les plus évidents. Les implants neuronaux relèvent plus de châtiments ou de modifications imposées par l’Empire ou des corporations soit pour rendre plus efficaces des individus, comme Lobot dans L’Empire contre-attaque ou LT-319 et Tseebo dans Star Wars Rebels, ou assurer leur fidélité comme Terex dans les comics sur le Premier ordre. Les expériences de Dr Evazan (dont on a vu les résultats,, les Décervelés/Decraniated dans Solo et dans Rogue One) s’apparentent elles à des actes de cruauté pure et simple.

 

Jusqu’au Livre de Boba Fett, je ne voyais pas les implants neuronaux comme quelque chose de positif et j’estimais que les prothèses permettaient de compenser une défaillance physique. Avec la série Disney+, on a découvert une bande de jeunes qui se font « augmenter ». L’idée fait écho aux super-héros (et sur super-vilains) améliorés (enhanced) du MCU, mais le concept même de chirurgie cybernétique pour s’extraire des limites du corps physique (humain principalement) me semble un premier pas  vers la démarche des moines B’omarr. Cet ordre religieux où l’élévation mystique impose un détachement du monde matériel qui conduit les moines à voir leur cerveau placé dans une jarre sur pattes. Cela fait écho au concept de transhumanisme développé dans la série britannique Years and years et a plutôt le don d’inspirer chez moi le malaise.

J’ajoute que les Mods de Mos Espa avaient franchement l’air ridicule. Non, mais quelle idée de jouer sur les mots, au point de leur filer des scooter comme les mods british des années 60 ?!!!?

Comme on l’apprend dans cet épisode, KB n’entre dans aucune de ces catégories. On lui a greffé des implants à la suite d’un accident. Ce qui la rapproche plus de Luke ou d’Anakin que de Lobot.

Mais concentrons nous sur le présent et l’épisode de la semaine de Skeleton Crew.

Captain Jod

Jod Na Nawood émerge du repaire de Tak Rennod, il s’avère qu’il compte bien prendre les deux trésors : celui du pirate et celui d’At Attin. Il s’est donc emparé d’une partie de celui de Rennod ce qui lui donne un côté très pirate pour le coup, couvert d’or et de perles.

Il tombe toutefois sur les hommes de Brutus qui ont pris le contrôle de l’hôtel/spa. Il la joue alors à la Yan Solo, essaie d’embrouiller les pirates, mais quand il ordonne à SM-33 d’attaquer, la tentative échoue lamentablement. Les pirates sont cependant surpris par des X-Wings de la Nouvelle république et lèvent le camp sans attendre en embarquant le droïde désactivé et Jod. Depuis leur point de chute, Fern, KB, Wim et Neel observent les X-Wings ; un modèle qu’ils connaissent mal du fait de leur isolement sur At Attin. Le fait que les X-Wings chassent les pirates leur font comprendre qu’il s’agit de gentils.

Munis des coordonnées d’At Attin (KB les a conservées, mouais), le groupe se divise sur la meilleure façon de rejoindre le vaisseau : escalader une falaise ou suivre de bizarres crabes cybernétiques dotés de la parole grâce probablement à des vocabulators de droïdes. La surprise réside ici dans la formation de nouveaux duos : Wim et KB, d’un côté, Fern et Neel, de l’autre.

A pirate’s life for me

Sur Port Borgo, « Mad Captain Silvo » est condamné par Brutus à mort par asphyxie. On imagine bien qu’il s’agit de l’exécuter en le jetant dans le vide spatial à artir d’un sas, une mort qui rappelle le supplice de la planche des pirates. Le tribunal ressemble plus à une salle à manger, mais on remarque quelques détails intéressants dans cette assemblée de pirates. En effet, Brutus siège sur une sorte de trône et il possède un sablier à plasma, symbole du code des pirates, l’équipage n’est pas uniquement masculin et j’étais particulièrement content d’y voir un Gran (borgne).

C’est justement l’un des membres féminins de l’équipage qui regardant le sablier rappelle la « règle du temps égal » qui donne à l’accusé « droit au dernier appel ». Cette règle ne prévoit pas une forme d’appel de la décision devant une autre juridiction, mais donne un droit de réponse pendant un temps équivalent au condamné.

Silvo, les mains entravées, en chemise blanche incarne assez bien le pirate déchu des films du XXème siècle et rappelle encore une fois le Yan Solo du Retour du Jedi.

Il donne à sa plaidoirie la tournure la suffisante pour piquer l’intérêt de Brutus et lui donner envie de vérifier si le trésor d’At Attin est bien réel.

Pendant ce temps, les enfants tirent des leçons importantes de l’épreuve qu’ils ont choisi : Fern comprend qu’il faut aider les autres pour avancer et KB que la franchise permet de dépasser les malentendus. Je ne sais pas si c’est voulu, mais les filles, personnages forts du groupe, font chacune cette expérience grâce au garçon qui les accompagne. En grimpant, Fern et Neel se rendent compte que l’Onyx Cinder est conduit à la casse et piratent un des droîdes remorqueurs, alors que KB et Wim (après un passage intéressant sur la technologie des implants) se retrouvent face à un crabe géant.

Les deux premiers sauvent les autres avec leur remorqueur, mais tous doivent s’unir pour sauver le vaisseau de la casse.

La séquence rappelle celle de l’épisode 3 où chacun occupe un poste dans le vaisseau et, encore une fois, on a une impression agréable d’assister à un tour de l’attraction Smugglers Run à Galaxy’s Edge.

Le vaisseau possède un dispositif étonnant de mise à feu de la coque extérieure pour libérer un vaisseau intérieur autrement plus gracieux.

De ce fait le nom du vaisseau, Onyx Cinder, prend une autre dimension et je me demande si l’on n’a pas affaire à un jeu de mots autour du Phénix qui renaît de ses cendres.

Au final, cet épisode s’est révélé plutôt agréable sans les inepties des deux précédents et avec un approfondissement bienvenu de la thématique pirate. Les scènes avec les enfants sont certes très très irréalistes, mais bon on ne regarde pas un documentaire.

 

 

 

 

 

 

Blaster
A suivre

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