A première vue : Comment Matthew Perry a influencé le MCU

Aujourd’hui on s’intéresse à un épisode d’une série très populaire des années 80 et à un acteur devenu lui très populaire dans les années 90 !

Il s’agit respectivement de Quoi de neuf docteur ? (Growing Pains en VO) et de Matthew Perry.

 

Perry tient dans la saison 4 de la série le rôle récurrent de Sandy, le petit ami de Carol Seaver. Son introduction sert de base à une série de trois épisodes à la conclusion tragique. En effet, Sandy mourra à l’hôpital des suites d’un accident de la route causé par son ébriété.

Si j’ai choisi d’évoquer cet arc narratif en particulier,  alors que la série comprend de nombreux ressorts intéressants et a découvert des talents immenses comme Leonardo DiCaprio, c’est parce qu’il a eu un impact énorme sur l’audience à l’époque.

Son rôle éducatif et un brin moralisateur a extrêmement bien fonctionné et finalement rompu ce qui s’apparente à une règle tacite concernant les sitcoms. En effet, jusqu’alors il n’était pas vraiment possible pour une sitcom d’aborder des sujets graves en jouant sur un registre émotionnel fort. C’est une sorte de pacte qui existait (et qui a perduré parla suite dans la plupart des sitcoms) entre les producteurs et l’audience à qui les premiers disaient en substance « venez nous voir dans notre parenthèse de détente/émotion/amusement ».

Le coup sur la tête qu’a constitué la conclusion de l’arc narratif auquel Matthew Perry participe marque profondément le monde des médias aux Etats-Unis et le public (y compris en Europe, je me rappelle très nettement cet épisode).

L’impact est tel que Growing Pains/Quoi de neuf docteur s’impose naturellement aux producteurs de Wandavision comme cadre pour le cinquième épisode de la série. Alors que le décor des années 80 aurait pu faire appel à nos souvenirs d’un grand nombre de séries (Madame est servie, Alf…), Jac Schaeffer explique que la mort de Sandy est l’exact sensation que le showrunner voulait reproduire avec Wanda dans le rôle du spectateur. Le trauma qu’elle ressent, et qu’elle réprime depuis le début de la série commence à percer. Le cocon suburbien idéal nourri d’influences télévisuelles craque et la série Disney+ prend une tout autre dimension permettant de renouer avec le MCU d’après Avengers Endgame.

Qui aurait soupçonné l’impact que pourrait avoir Chandler  sur l’univers Marvel ?

 

Blaster
A suivre

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