SH Figuarts Dragon Ball Z : Review Android 18 / C18 exclu SDCC 2020

Le contexte

Mon antagoniste préféré de ma partie préférée de Dragon Ball : tout est dit. Ben non justement, je vais vous en pondre une petite tartine. Alors qu’on découvrait ce nouvel arc des cyborgs étant plus jeunes, quelle ne fut pas notre surprise de voir sortir de leur boîte/cercueil deux adolescents habillés et coiffés dans le plus pur style 90’s. Après l’arc Freezer et tous ses extraterrestres plus terrifiants les uns que les autres, il faut avouer qu’il y avait un peu de quoi être stupéfaits et même pour certains déçus, j’imagine. Mais moi j’ai tout de suite accroché à ces deux personnages auxquels je m’identifiais immédiatement. C17 c’est le type que j’aurais voulu être (ou Mirai trunks…) et C18, bien évidemment, ma meuf… 

Au fur et à mesure de mes relectures et re visionnages, j’ai peu à peu appréhendé ce personnage d’une toute autre façon. C18, c’est toute la quintessence du personnage féminin façon Toriyama. Sexy en diable, caractère affirmé et qui ne se laisse pas marché sur les pieds par la gent masculine. A l’heure ou beaucoup essayent de faire de leur personnage principal une femme ou une jeune fille, je leur conseillerais gentiment d’aller faire un tour du côté de chez Tonton Toriyama pour prendre quelques idées. Et pourtant, on ne sait rien de son background, et on ne le saura jamais d’ailleurs. C17 et C18 sont frères avant d’être transformés en cyborgs par le docteur gero… point barre. Mais ensuite, en l’espace de quelques chapitres ce personnage va subir une évolution drastique qui va servir le scénario comme souvent dans l’œuvre du maître. D’abord sournoise et sûre d’elle au point d’en être imbuvable, femme la plus puissante de l’Univers qui martyrise le fier prince Saiyen pourtant devenu Super Vegeta entre temps, puis femme fatale qui fait ramper Krilin à ses pieds (à moins que ce ne soit la peur peut être…). Et tout à coup, tout s’écroule. Les certitudes qui faisaient d’elle ce qu’elle était tombe les unes après les autres. C17 trouve en Piccolo un guerrier à sa hauteur. Cell fait son apparition et absorbe son frère impuissant. Alors devenu surpuissant, C18 n’est plus que l’ombre de la femme forte qu’elle a été. Son seul point d’ancrage est alors C16 qui la conseille et tente de la rassurer tant bien que mal. Jusqu’au moment ou Krilin apparaît et décide de détruire la télécommande qui lui aurait permis de sauver le monde. Mais son amour naissant pour la jeune android a raison de sa volonté. C18 est alors bouleversée par cet acte de compassion et d’amour même si elle ne sait pas encore qu’il s’agit de ça. Première étape de sa mue en jeune femme fréquentable, la seconde aura lieu lorsque Krilin, toujours lui, demandera à Shenron de la rendre humaine à nouveau. Elle deviendra alors plutôt un personnage froid mais sympathique qui servira au running gag récurrent sur sa cupidité. Jusqu’à l’écoeurement dans dragon Ball Super. Mais C18, pour moi, ce sera éternellement cette créature magnifique et retorse qui sort de son caisson pour anéantir Son Goku.

Le packaging

Dans le plus pur style des exclues SDCC et c’est une question de goût mais je les trouve bien plus stylés que les classiques ces packagings. Je préfère l’illustration crayonnée plutôt que la photo de la figurine en pose stylée. Les poses stylées, on les a déjà au dos du packaging. En plus, cette fois-ci on a droit à un superbe jaune fluo qui sied extrêmement bien au teint de la demoiselle. Sublime…

La figurine

Comme la plupart des exclues SDCC, il s’agit d’un recolo. Mais ce coup-ci, c’est un peu plus que ça. En effet, le visage a reçu un traitement différent, particulièrement au niveau des yeux et purée, c’est sacrément plus ressemblant que la première itération qui était pourtant déjà pas mal accurate. Ce coup-ci on atteint la quasi perfection et on la croirait tout droit sorti de l’anime. Quand à sa tenue, c’est du recolo, mais du recolo de haute volée. Les parties en jeans ont eu droit à un weathering de très grand qualité et les effets de dégradés sont magistraux. J’espère que ça ressortira bien sur mes photos.

Pour mémoire, la première version se contentait d’un bleu foncé sans aucune nuances. Les bottes et le pantalon sont repeints dans une couleur bien plus accurate à l’anime et on s’en contente. Pour le reste j’imagine (car je ne possède pas la première version) que les articulations sont du même niveau. A ce sujet, c’est du tout bon, il n’y a pas de gros écueil à signaler et de blocages particulièrement limitants pour les poses. Pourtant, étant donné les proportions de sa jupe on pourrait croire qu’on ne va pas pouvoir trop faire bouger ses jambes mais il n’en est rien. Des fentes latérales permettent les écarts et le plastique est très mou. Excellent point. Le sculpt est très chouette, particulièrement pour le galbe des jambes. Le plastique utilisé pour la veste est le même que celui de la jupe, super agréable au toucher et manipuler C18 (héhé) est vraiment très agréable.

Une autre différence notable avec la figurine de 2014 tient aux accessoires fournis. Plus de tête de Krilin qui flippe pour le bisou. Dommage… Tout le reste est bel et bien là : les paires de mains variées, les bras croisés badass, les trois visages (souriant, tire la gueule et regard de travers) et surtout la coiffure très réussie en mode cheveux au vent pour les poses aériennes.

Le coin custom

Ma seule petite déception on commençant à tripoter C18 a été de me rendre compte qu’une fois sa veste en jean enlevée, le résultat était fort disgracieux. Le haut du corps est très maigre, mais surtout, on voit les articulations à nu et le dos n’est pas peint en noir. Du coup, je me suis dit que rajouter une petite pièce de tissu pouvait faire son effet afin de compléter son débardeur noir et de cacher les misères. Je suis assez content du résultat et je pense que des gars plus doués pourront même obtenir un rendu meilleur encore sans trop de soucis.

Vous pouvez aussi constater sur les photos que nous avons bien œuvré sur un nouveau diorama « route » pour le combat C18 VS Vegeta.

Verdict

Deux cas de figures se présentent à vous : soit vous avez la première mouture, soit vous ne l’avez pas. Dans le premier cas, il est quand même largement possible d’éviter cet achat même si la qualité est bien supérieure en termes de paintjob. Mais dans le deuxième cas, foncez sur cette version qui n’est pas plus honéreuse que l’autre, les deux étant de toute façon hors de prix sur le marché de l’occasion. Sauf si vous possédez Krilin et que vous voulez à tout prix la fameuse tête supplémentaire absente de cette version SDCC. A vous de voir… Quoi qu’il en soit, cette figurine est venu intégrer mon top 3 personnel sans aucun mal tant l’application apportée aux détails de peinture est au dessus du lot pour une SH Figuarts. Et puis, le côté affectif joue à plein, vous l’aurez compris je kiff ce personnage.

Cette production est dédicacée à Matsu, un lecteur de FulguroPop qui m’a permis d’obtenir cette figurine à un prix tout à fait décent à l’occasion d’un réapprovisionnement dont il a eu le secret et qu’il a sympathiquement partagé avec moi. Merci beaucoup encore une fois, tu sais quelle importance avait cette figurine pour moi.

Je remercie encore mon fils pour le dessin, les poses et son aide globale.

Et comme toujours : Dragon Ball… C’EST LA VIE !!!

Ayorsaint

9 comments

C17 et 18 je les ai cherché tellement longtemps que j’ai abandonné. Même avec cette nouvelle version les 2 restent totalement intouchable vu les tarifs débiles de Bandai.

ayorsaint says:

C’est vrai aujourd’hui mais le jour de la preco ils étaient à 60. Bien sûr ce genre de preco me gonfle au plus haut point cela dit…
J’ai eu les deux pour 160 euros neufs. Merci encore Matsu

Matsu says:

Review très complète comme d’hab !
Merci pour la dédicace 😉 c’était avec plaisir mon cher !

ayorsaint says:

Je sais… mais tu sais aussi pourquoi c’était si important pour moi 😉🙏

ortk says:

Personnage génial. La capacité de Toriyama à nous faire aimer ses personnages si vite. Rien à ajouter à tout ce qui a été écrit, je suis en accord. Ceci dit, je ne suis pas fan du traitement qu’elle subit dans la saga Buu ( comme pour pas mal d’autre personnage sur cet arc).

Review sympathique, on sent l’envie de cette figurine, C17 et C18 n’auraient jamais dû exister à la base, mais temps mieux d’avoir conseillé à Akira de faire deux autres cyborgs ( femme et homme) que les lecteurs puissent s’identifies.

ayorsaint says:

Merci pour ton commentaire Mickado Otaku. Tu es bien placé pour connaître mon envie de cette figurine effectivement.
Content que tu sois venu voir le site 😉👍

Ryuzo says:

J’aime beaucoup les cheveux type « comme un lendemain de fête », ce qui permet de la mettre en action comme tu le montre avec Vegeta d’une merveilleuse manière.

Ton fils a fait un chouette dessin, tu lui adressera mes compliments 😉.

ayorsaint says:

Merci pour lui. Je n’y manquerai pas… il sera content. Il sait qui est Ryuzo maintenant. 👍

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