FulgurAnime : Hunter X Hunter, le shonen sauce Nen

J’ai mis le temps mais j’ai fini par me plonger dans cet univers que je trouvais un peu loufoque de premier abord en lisant des papiers ou en regardant des vidéos. Alors qu’en est-il réellement ? Mon voyage au pays des Hunters en valait-il la peine ? La réponse c’est tout de suite…

L’Anime

Il en existe deux versions, la première datant de 1999 et la seconde, faisant office de remaster/reboot, plus récente, sortie en 2011. C’est sur cette dernière que j’ai jeté mon dévolu car plus au goût du jour techniquement et aussi plus colorée. Il paraît que la première mouture vaut aussi le coup d’œil mais il y a déjà tellement de choses à dévorer ça et là que je ne prendrai sûrement jamais le temps de la visionner.

Alors Hunter X Hunter, ça parle de quoi ? Comme tout bon shonen ça parle d’un jeune garçon qui se lance dans une quête et qui, au travers de celle-ci, va se retrouver confronter à des opposants toujours plus puissant jusqu’à devoir sauver le monde, évidemment. Alors dit comme ça, on pourrait croire qu’on va devoir se taper 148 épisodes d’un énième clone de Naruto ou Dragon Ball : Que nenni. La première force incroyable de Hunter c’est qu’il va vous surprendre sans cesse. Vous vous dites que Gon et ses amis vont choisir de faire ceci, car c’est comme ça dans tous les shonens, et bien ils feront cela. Vous pensez que tel personnage ira ici, et bien il ira plutôt là-bas. Vous vous dites que ce personnage au charisme fou va rallier la troupe, il se fera occire au bout de deux épisodes ou on ne le verra plus jamais. Des exemples de ce genre, il y en a à la pelle et je reste évasif car il serait bien trop dommage de spoiler la moindre de ces surprises. La deuxième composante de cet anime qui en fait un OVNI dans le shonen (encore que, Jojo se pose là aussi à ce niveau), c’est le dépaysement total à chaque nouvel arc. Tantôt aventure légère dans un environnement verdoyant, tantôt règlement de compte sur fond de gangs mafieux, en passant par les tournois habituels mais traités de façon novatrice ou inattendue… L’arc le plus long, mais aussi le plus consensuel, consistera à sauver le monde de mutants effrayants. A partir de là, Hunter quitte une fois pour toute le monde plus ou moins sympathique que nous offre les shonens classiques pour nous faire voyager en plein cauchemar. Inhabituel et jouissif… C’est aussi dans cet arc que le plus grand méchant de l’histoire des shonens fera son apparition. Oui oui, vous m’avez bien lu, Freezer et Cell (dont il est le mix physique parfait) sont aux fraises. Meruem, puisque tel est son nom, de par sa puissance, mais surtout de par sa psychologie, est d’assez loin l’antagoniste le plus hypnotique qu’il m’est était donné de rencontrer. Je vous laisse découvrir pourquoi ou vous jeter sur la partie La Fin pleine de spoilers pour le découvrir. Les autres personnages ne seront pas en reste et ce qui distingue une fois de plus Hunter des autre shonens, c’est sa propension à nous proposer des protagonistes qui ne sont jamais tout blancs ou tout noirs. Le gris est sans cesse de mise et même Gon le héros ne fera pas exception tant ce monde dans lequel il évolue aura de quoi le chambouler. Sa rivalité avec Kilua, teintée d’une belle amitié surtout, est l’une des plus chouette. Naruto et Sasuke auraient dû s’en inspirer… et que dire enfin de Hisoka, le mec le plus ambivalent et dérangeant que vous croiserez dans cette production restera gravé à jamais dans vos esprits d’otakus à l’affût de personnages innovants.

Et si ce sont les combats épiques que vous recherchez, je vous le dit sans détour, ne vous attendez pas à retrouver ce qui se fait ailleurs. Ici, tout est dans la demi mesure, pas d’explosions de cosmo énergie ou autre shakra. Les combats sont avant tout psychologiques et les utilisateurs de Nen (c’est de ce type d’énergie qu’il s’agit ici) sont avant tout des joueurs d’échecs et de poker avant d’être des monstres de puissance. Ce que l’on perd en épiqueness (car oui ça m’a quand même manqué!!!) on le gagne en suspense. Car un combat entre deux utilisateurs de Nen n’est pas forcément remporté par le plus puissant des protagonistes, ni même celui qui saura se surpasser le plus. Il est plutôt question ici d’équilibre des forces, de capacités spéciales et surtout d’ascendant psychologique comme une proie avec son prédateur. Rafraîchissant et passionnant à suivre. Et surtout ça évite les débats interminables du type : c’est qui le plus fort ? Ta gueule, dans Hunter ça n’existe pas !

Le manga

Pas lu ni même feuilleté, alors je n’en dirai pas plus, si ce n’est qu’il m’a été vivement recommandé même en ayant vu l’anime. Je me dois quand même de rendre hommage au génie responsable de tant de bonheur, Yoshihiro Togashi. Comme l’anime ne couvre pas toute l’histoire, et pour cause, elle n’est pas achevée, je vais reprendre là où je me suis arrêté dès que j’aurai mis la main sur les tomes correspondants. Je vous tiendrai au courant de l’avancée de mes lectures dans un prochain épisode, comptez sur moi.

La fin

On rentre ici dans une grosse zone de spoil. Je vais ici traiter non pas vraiment de la fin mais grosso modo de la façon dont se termine chaque arc. Grossièrement, à chaque fois l’auteur nous fait la promesse d’un combat ou d’une confrontation dantesque entre deux ou plusieurs personnages. Et quasiment à chaque fois, il ne nous l’offre pas. Vous allez me dire à juste titre : « c’est nul alors !!! » Et vous n’avez pas tort. Enfin si… mais pas totalement. En fait, ça dépendra carrément de votre façon d’appréhender ce phénomène assez novateur dans la monde très codifié du shonen. Et puis, si je peux vous rassurer, ce que vous espériez et qui ne viendra pas ou d’une façon totalement différente de ce que vous supposiez ne devrait pas vous décevoir. Sauf si ce que vous recherchez c’est uniquement du combat de bourrin, auquel cas passez votre chemin vous n’en aurez quasi jamais dans Hunter X Hunter. A la place vous aurez droit à des épreuves totalement farfelus pour obtenir l’examen de Hunter, un tournoi qui ne se passe jamais comme prévu et qui surtout ne se termine pas mais peu importe, une partie de ballon prisonnier dantesque et inoubliable, j’en passe et de meilleures.

Mais surtout vous aurez droit à Meruem. Si ce n’est pas le personnage le mieux écrit de tous les shonens réunis, il n’en est pas loin croyez-moi. Présenté comme la future apocalypse, il finira par se révéler plus humain que la plupart des personnages vivant dans le monde atroce de Hunter. Et cette évolution, non seulement va vous paraître tout à fait naturelle, car vous auriez fait la même chose à sa place et qu’elle est tellement bien amenée. Mais surtout, elle va vous émouvoir, sauf si vous avez un cœur en acier trempé et à toute épreuve. Sa relation à Komugi, la petite fille mal dégrossie, est tellement belle… Dans les shonens, on peut d’habitude verser une larme ou avoir des frissons dans un moment d’épiqueness intense mais là non, on parle bien d’une pure tristesse dans un moment vraiment très beau et touchant, calme et reposant. Magique.

 

Et que dire du début d’arc entamé ? Plus original que jamais, l’auteur se renouvelle sans cesse. Alors ok, il faut attendre des mois parfois pour avoir la suite. Mais quelle suite !!!

Le générique

Il en existe 5 qui sont tous quasiment identiques, seuls des variantes de paroles les différencient. Il fait partie des plus entêtants qui m’ait été donné d’écouter je pense. Ou alors c’est que j’ai tellement dévoré l’anime que je l’ai trop entendu. Les endings sont quand à eux tous différents et mon préféré est sans aucun doute celui de l’arc de York Shin City, alors que c’est l’histoire qui m’a le moins emballé.

Le mot de la fin

Je ne pourrai pas vous conseiller de regarder Hunter X Hunter avec la certitude que vous aller accrocher. C’est un anime shonen trop particuliers et déstabilisant pour que je prenne ce risque. Mais si vous n’avez pas peur de vous lancer dans 148 épisodes (et ce n’est pas fini) et de découvrir quelque chose de nouveau, foncez. Ne serait-ce que pour Gon, Hisoka et Meruem.

Je n’ai pas peur de l’écrire ici, même si Dragon Ball restera pour toujours au firmament de mes lectures, Hunter X Hunter : C’EST LA VIE !!!!

Ayorsaint

1 comment

jp says:

Le seul commentaire qui était mien n’est plus? Snif.

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