Countdown to Avengers : Endgame – Captain America : Civil War

Après un petit détour par les années 90, afin de parler de la dernière production des studios Marvel Captain Marvel, nous reprenons le cours chronologique des événements du Marvel Cinematic Universe. Et c’est donc le premier film de la phase 3 que nous allons aborder aujourd’hui, le très controversé Captain Amercia : Civil War.

Civil War est sorti en France le 27 Avril 2016. Comme l’opus précédent, il est réalisé par les Frères Russo. Nous retrouvons au casting tous les personnages importants du MCU, incarnés par les acteurs habituels. Nous retrouvons même William Hurt, qui prêtait déjà ses traits au Général Ross dans l‘Incroyable Hulk de Leterrier en 2008. En plus des têtes d’affiche classiques (Robert Downey Jr., Chris Evans, Scarlett Johansson, etc…) nous avons le plaisir de découvrir pour la première fois à l’écran au sein de cet univers partagé Black Panther, joué par Chadwick Boseman, ainsi que Spider-Man, joué par Tom Holland. Pour faire simple, les deux grands absents de ce film sont en fait Mark Ruffalo (Hulk) et Chris Hemsworth (Thor).

Civil War se passe donc quelques temps après les événements de Age of Ultron. Wanda a intégré les Vengeurs, tout comme Falcon. Alors que l’équipe est en intervention au Nigeria, la Sorcière Rouge sauve la vie de Steve Rogers, mais ne peut empêcher l’explosion provoquée par Brock Rumlow. Il emporte avec lui de nombreuses victimes.

Parmi les disparus se trouvaient des ressortissants du Wakanda, pays d’Afrique assez peu connu du reste de la planète. Le Général Ross, devenu Secrétaire d’Etat vient alors au Q.G des Vengeurs avec un traité : les accords de Sokovie. Le texte prévoit que les Avengers ne peuvent plus être une organisation privée, et doivent agir sous les ordres des Nations Unies.  Stark, Rhoddes et Romanoff signent alors que Rogers et Falcon refusent – Wanda demeure indécise.

Le Roi du Wakanda et son fils T’Challa se présentent à une Assemblée des Nations Unies à Vienne, afin de participer à la ratification des accords de Sokovie. Mais un attentat a lieu, et le Roi T’Chaka est tué. Et le principal suspect n’est autre que Bucky Barnes, l’ancien compagnon d’arme de Steve Rogers aussi connu comme étant le Soldat de l’Hiver.

La communauté super-héroïque est alors divisée entre ceux qui veulent faire appliquer les accords de Sokovie – et pour T’Challa, aller plus loin, afin de venger la mort de son père – et ceux qui suivent Captain America, qui souhaite faire innocenter son plus vieil ami. D’autant que plusieurs éléments ne collent pas et qu’un troisième camp pourrait manipuler des pièces dans l’ombre.

Comme dit en introduction, Civil War est assez controversé. Rien que le titre soulève plusieurs remarques. Ce film n’est pas que sur le personnage de Captain America, et fait plutôt office d’Avengers 2,5. Et il reprend comme intrigue principale l’un des arcs les plus marquants des années 2000 : Civil War. Enfin, dans les grandes lignes. Et c’est pour cela que de nombreux spectateurs n’apprécient pas que les Russo aient mis en avant cela dans le titre, car cela s’éloigne trop de l’oeuvre originale.

Pour ma part, c’est ce qui fait la force du film. Si quelqu’un souhaite retrouver l’essence même de l’oeuvre originale, la chose la plus simple à faire est de prendre les Comics et de les relire. Là, on nous offre un nouveau spectacle, avec une problématique différente de la version papier, mais cohérente par rapport à l’univers Marvel au cinéma. Pour autant, il y a quelques éléments qui peuvent être pointés du doigt.

 

L’un des gros reproches qui revient souvent, c’est le coté « cours de récréation », lors de l’affrontement dans l’aéroport. Le fait que l’on n’ait que six personnages pour en affronter six autres est pour moi tout à fait logique. Il y a déjà eu les attaques de New-York (Avengers), de Londres (Thor 2), la chute du S.H.I.E.L.D (Captain America 2), Hulk au Wakanda (Avengers 2), la Sokovie (Avengers 2) et maintenant ce qui est relaté dans Civil War. Vouloir encadrer les héros parait normal et plus facilement faisable quand ils sont encore une dizaine plutôt que de se poser des questions quand on les compte par centaine, comme c’était le cas dans l’Event Comics.

L’engagement de Captain America semble plus personnel dans le film que dans la version Comics. Cela n’empêche pour autant pas la Sentinelle de la Liberté de prendre une position idéologique motivée par le discours de l’Agent 13 – toujours incarnée par Emily VanCamp – lors des funérailles de Peggy Carter. A mes yeux, cela ne rend pas le combat de Cap moins juste.

Heureusement, Civil War nous offre de superbe scènes d’action, avec des phases de poursuites ou de combats à mains nues parfaitement maitrisées, lisibles et grandioses. Que l’on soit sur l’affrontement à l’aéroport avec la surprise Giant-Man, entre autres, ou le porn-biceps de Rogers, les frères Russo savent comment faire plaisir au public. Et ils le démontrent encore en intégrant à leur film deux gros calibres de l’univers Marvel : Spider-Man et Black Panther.

Les deux personnages font ici une entrée remarquée dans le MCU. Ils dégagent quelque chose de puissant, de classe, de bad-ass. Spidey est parfait, avec son coté enjoué, optimiste et drôle. Et c’est pareil pour T’Challa, dont l’aura en impose qu’il soit avec ou sans costume.

La Marvel Touch, qui vient désamorcer des scènes un peu tendue avec une pointe d’humour est encore là, mais quand la situation exige des personnages qu’ils soient sérieux, ils le restent. Et aucune blague ne pourrait désamorcer le « Il a tué ma mère » que Stark lance au visage de Rogers. Et le combat qui s’ensuit est vraiment bien orchestré.

Civil War fait partie des films que j’apprécie le plus au sein du MCU, mais je peux comprendre que ceux qui s’attendaient à quelque chose de plus proche des comics aient pu être déçus. On se retrouve donc la semaine prochaine pour parler du film qui suit chronologiquement, et dont on a pu entrevoir le personnage principal dans ce troisième opus dédié à Captain America – et les autres Avengers. Il s’agit bien évidemment de Spider-Man : Homecoming.

 

 

Ji-Day

13 comments

Je suis assez partagé sur ce film. Autant j’adore toute le début y compris la scène de l’aéroport, autant je suis extrêmement déçu par la fin et le sort réservé au pauvre Baron Zemo qui méritait mieux comme adaptation cinématographique. Les scènes avec Cap et Bucky sont souvent presque parfaites, une maîtrise géniale de l’action et des combats ! Dommage que, comme souvent dans le MCU, ce soit le 3ème acte qui pèche.

ayorsaint says:

J’ai eu le double effet kiss cool avec ce film.
D’abord déçu car trop fan des comics comme tu l’expliques puis finalement bien content de le revoir en acceptant cette nouvelle version de l’histoire. Seul le méchant ne passe toujours pas à mes yeux (tu n’en parles pas du tout ça m’a surpris ) car son histoire est touchante mais l’acteur n’est pas crédible.
En quoi spider man est il badass dans ce film? Même black panther d’ailleurs. Charismatique à la rigueur mais pas badass. Après, ce mot là ne veut plus dire grand chose aujourd’hui mais spidey est tout squf badass quelque soit la version du mot. Il est rigolo donc je vois pas bien…
Un bon film dans l’ensemble d’accord avec l’analyse

Spidey botte quand même les fesses de pas mal de super-héros (Falcon, Bucky, Giant Man). Il assure pas mal pour un ado.

Ji-Day says:

Bah le méchant, il est anecdotique à mes yeux. C’est lui qui met le feu aux poudres, mais après… C’est pas ça qui m’intéresse.
Et pour Spidey, on a un gamin qui était juste la petite araignée sympa du quartier, qui gère Falcon et Bucky. Qui établit la stratégie pour défaire Giant-Man. Et qui vole le bouclier de Cap quand il entre en scène ! C’est l’éclate !
Et pour T’Challa, rien que son « I don’t care », quand le pauvre Barton se présente….

ayorsaint says:

Ok mais ça rentre pas dans la définition de badass qui est utilisée à tout bout de champs maintenant.
Venom est badass spidey pas du tout par exemple.
Le mec badass est stylé à mort pue le charisme et défonce tout en un claquement de doigt.
Comme je connais mieux l’univers manga je vais vous citer nicky larson ou ken le survivant comme exemples ultimes de badassitude.

Ji-Day says:

« Le mec badass est stylé à mort pue le charisme et défonce tout en un claquement de doigt » : clairement Black Panther pour moi dans ce film. Plus que Spidey, mais pour moi, ce dernier dégage quelque chose également.

ayorsaint says:

Black panther défonce tout le monde façon ken le survivant? Pas vu le même film…

Ji-Day says:

Non, mais il est « stylé à mort » et « pue le charisme » 😉

Puis bon, « bad ass », c’est aussi la personne « sans compromis », « dur à cuire » ou « ayant des qualités au-delà de la norme ». Ne soyons pas sectaires, et ouvrons un peu l’esprit sur les possibilités qu’offre le monde.

ayorsaint says:

Le seul perso badass c’est nick fury dans le MCU (et Hulk dans le 1 à la limite…)

Ji-Day says:

Oui, je vais remplacer le mot par « sympathique ».

ayorsaint says:

Ok les gars prenez le comme ça. Vu le nombre de coms sur le site…

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