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Voilà un sujet que j’ai évoqué dans le podcast sur les méchants de James Bond avec l’ami Nicolas. Il s’agit du parallèle entre deux personnages de fiction issus d’un côté de la franchise James et de l’autre d’un film génial de Philippe de Broca, Le Magnifique (1973). Dans ce film, tout à la fois hommage et parodie (plutôt que pastiche), Jean-Paul Belmondo (dont Nicolas et Fansolo ont salué la mémoire à l’occasion de sa disparition récente) incarne François Merlin, un auteur de romans d’aventure qui, en proie à un quotidien bien terne, s’est inventé un double littéraire séducteur et courageux Bob Saint-Clar. Cet espion jamesbondesque mâtiné de San-Antonio est une totale réussite pour Bébel. Parmi les trouvailles de cette parodie, on note le méchant, Karpov. Celui-ci est incarné par Vittorio Caprioli qui joue aussi dans la réalité du film celui d’une forme de némésis de François Merlin, son éditeur Charron.

 

 

Mais plus que par sa dimension parodique, si Karpov interpelle le fan de James Bond, c’est 1/ en raison d’une scène bien spécifique et 2/ à la lumière d’un James Bond bien plus récent : Quantum of Solace (2008). En effet, l’ennemi de Daniel Craig, Dominic Greene (incarné par Mathieu Amalric) rappelle étrangement Karpov.

 

 

Les deux personnages relèvent pourtant d’archétypes bondiens très différents. Karpov est censé être le chef des services secrets de l’Albanie communiste alors que Greene s’insère dans une conspiration internationale chapeautée par SPECTRE. C’est plutôt le ridicule des deux affrontements qui me fait faire le lien. A l’instar de la chorégraphie martiale de Karpov, Dominic Greene peine à être au niveau dans son duel avec Bond.

 

 

Il faut dire que le combat entre Bond et Greene est loin d’être le plus crédible des films de l’ère Craig.

 

C’est peut-être excessif de qualifier toute la prestation de Mathieu Amalric dans ce film de ridicule, mais cette scène résume de mon point de vue le problème de crédibilité de Quantum of Solace malgré des qualités photographiques certaines et une ambiance sombre assez réussie.

Blaster
A suivre

One response to “A première vue : James Bond – Un méchant Magnifique ou presque”

  1. Nicolas Avatar

    Séduisante hypothèse ! Faut-il y ajouter la menace de couper le sein de Tatiana, qui renvoie à la torture pratiquée dans Casino Royale par Le Chiffre sur les parties basses de James Bond ? Faut-il y ajouter la torture aux rats dont Karpov menace Bob, pour la comparer au discours donné sur la trahison de M par Raoul Silva, et relever la nature commune des rapports entretenus par le héros avec son ennemi dans Le magnifique et Skyfall ?

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