The Punisher One Last Kill : Critique du One-Shot sur Frank Castle

Marvel Studios propose en ce moment sur Disney+, un film de 50 minutes sur Frank Castle intitulé Punisher: One Last Kill. J’apprécie tout particulièrement ce format. Comme pour Werewolf by Night, on a là un divertissement bien calibré qui nous épargne les longueurs habituelles des films et des séries modernes.

Punisher : espace-temps

Le localisation géographique et chronologique de ce film semble un peu floue. Il se pourrait que The Punisher: One Last Kill se déroule tout de suite après la libération de Frank dans le final de la saison 1 de Daredevil Born Again, mais avant la saison 2 de la même série. Mais rien n’est garanti car le quartier où se déroule le film se trouve dans une sorte de monde à la Mad Max à tel point qu’il est incompréhensible que Daredevil ou Spider-Man n’interviennent pas.

Justement le quartier s’appelle Little Sicily. Aucun quartier de New York ne porte ce nom, mais les panneaux de rues visibles dans plusieurs scènes permettent de situer l’action dans le Queens, le quartier d’où Peter Parker est originaire.

Stars en pagaille

Au-delà de voir le Punisher en mode John Wick rustique, le plus gros kiff fut pour moi de revoir quelques stars de séries cultes des décennies précédentes : Judith Light de Madame est servie (Who’s the Boss) joue Ma Gnucci et surtout Andre Royo alias Bubbles, le camé paumé sympa de The Wire (Sur Ecoute) qui jour Dre, le patron du café.

Punisher au bord du gouffre

Le film tourne autour des traumas non résolus de Frank Castle. Son stress post-traumatique est un élément déjà bien présent dans les séries Daredevil et The Punisher, mais là John Bernthal lui donne une dimension poignante rarement atteinte qu’il conjugue avec des déchainements incroyables de violence.

La confusion que les auteurs maintiennent au sein même des hallucinations de Frank est redoutable. L’antihéros jongle entre fantômes de son passé (sa famille, ses camarades) et de son présent (Karen Paige, la fille de Dre) pour nous donner la clé du titre de ce one-shot : il ne manque qu’une seule mort pour que tout s’arrête, mais Frank ne se résout pas à se suicider. Il a créé le bordel dans Little Sicily en tuant la famille Gnucci, il est désormais le seul qui puisse tout remettre en ordre en éliminant les hordes d’assassins qui hantent les rues de ce quartier. Alors que l’ombre de Ma Gnucci plane sur cette violence insensée, Frank se résigne à la laisser s’enfuir pour sauver Dre et sa famille qu’il assimile en partie à la sienne.

Le plus drôle dans tout ça c’est qu’il n’a pas eu besoin de son arsenal. La clé de son sac à flingues n’a pas bougé. Il a juste utilisé ses talents et les armes qu’il a trouvé sur ses ennemis. The Punisher: One Last Kill nous rappelle combien John Wick a changé les films d’action en introduisant une forme inattendue de réalisme dans ces boucheries modernes : la fin des munitions illimitées. Plus de cheat code, les héros comptent leurs cartouches et passent d’une arme à une autre au gré des chargeurs à sec.

Enfin The Punisher ?

Bernthal semble s’être approprié le personnage de Frank Castle à la presque perfection. Enfin une certaine représentation du personnage qui a bien évolué au cours de ses 52 ans de carrière. Point de contact idéal entre les ex séries Netflix et les blockbusters du MCU, Punisher sera de retour dans Spider-Man: Brand New Day qui sortira au cinéma le 29 juillet prochain

 

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