Maul – Seigneur de l’ombre : récap des deux premiers épisodes sur Disney+

Depuis ce matin, les fans de Star Wars peuvent découvrir la nouvelle série animée de Lucasfilm diffusée sur Disney+, Star Wars : Maul – Seigneur de l’ombre.

Maul Shadow Lord bénéficie d’une traduction complète du titre ce qui est rare dans les séries Star Wars. Hormis les séries portant le nom d’un personnage (Aosoka, Andor, Obi-Wan Kenobi), seul Le Livre de Boba Fett avait fait l’objet d’une traduction. Les autres gardant jusqu’à présent leur titre anglais : The Mandalorian, Star Wars Rebels, The Clone Wars ou encore The Bad Batch.

 

Maul Seigneur de l’ombre, Chapitre 1 : Sombre vengeance

La série commence par un casse à la Mission impossible avec Rook Kast et son équipe de Zabraks (des Frères de la nuit ?) et de Mauldaloriens exilés depuis la reprise de Mandalore par la République à la toute fin de la guerre des clones.

La série propose sur ces prémisses assez basiques plusieurs traits marquants dès la scène d’ouverture. Tout d’abord, la beauté de la production est frappante et rappelle les plus beaux épisodes de The Bad Batch.  La mégalopole de Janix City située sur la planète Janix fait ici son apparition à l’écran de façon sublime (après une introduction dans les comics Shadow of Maul). Ensuite, la présentation d’un nouvel établissement bancaire contenant des quantités considérables de monnaie métallique (un sujet récurrent dans Star Wars ces dernières années et que j’ai traité ici) et enfin l’entrée en scène de Maul terrifiant d’efficacité faussement brutale.

Je suis absolument fan de l’esthétique retenue. Le coup de l’ombrelle/parapluie sur Janix est un clin d’œil génial dont je ne me lasse pas.

 

La scène n’échappe pas à deux Jedi : le maître Eeko-Dio Daki et sa Padawan Devon Izara. Mais ils ont d’autres problèmes plus basiques comme se nourrir. Les fugitifs se sont fait mendiants, un écho à la tradition de l’ordre Jedi et à ses équivalents dans les ordres religieux terrestres. Le déclassement est brutal pour la jeune twilek qui préfère voler des fruits. Malheureusement ses actions la conduisent en prison et son maître soupir en assistant à son départ encadrée par deux robots policiers.

Le capitaine Brander Lawson, le policier qui va nous servir de fil conducteur dans l’enquête sur le casse du gang de Maul se rend à la banque. On assiste alors à une belle scène de commisération droïde.  Mais l’on apprend surtout que la banque appartient à Nico Deemis, un Gran impliqué lié à la pègre.

Le policier s’étonne que les criminels aient choisi d’emporter un droïde superviseur plutôt que de prendre les quantités énormes de crédits présentes. Il redoute aussi une guerre des gangs si jamais le rival aleena de Deemis, Looti Vario s’avérait être impliqué.

En réaction au casse, Deemis, sous le regard d’un droïde espion des Mauldaloriens, convoque une rencontre sur territoire neutre avec son rival.

Pour l’instant, malgré les efforts de Maul ; la paix entre les factions criminelles n’est pas rompue. Maul qui se languit d’un apprenti souhaite se venger des organisations criminelles qui ont profité de l’avènement de l’Empire (l’Aube écarlate, le Syndicat des Pykes…), mais qu’il préfère ne pas trop s’exposer. Il fait réactiver le droïde bancaire pour lui confier un message (à coup de sabre laser).

Au poste de police, le capitaine Lawson essaie d’aider Devon Izara, mais la twilek refuse de décliner son identité. La série Maul Seigneur de l’ombre se déroule en 18 BBY soit un an après la guerre des clones. Ce contexte chronologique permet de situer ses événements dans la même période que ceux de The Bad Batch dont l’épisode trois montre le déploiement du chain code dans la galaxie. J’ai du mal à comprendre comment le fait de posséder un document d’identité infalsifiable est la marque d’un régime autoritaire, mais cela semble être un défi (et un combat politique) aux Etats-Unis. L’étude de l’holocam d’un des droïdes policiers détruit pendant l’attaque de Maul a saisi opportunément l’image animée de l’ancien Sith avec son sabre allumé. Et là, je dois avouer ma déception (et mon incrédulité face à la chronologie créée par George Lucas pour les Prequels) : pourquoi Lawson, en 18 BBY dirait-il qu’il n’a pas vu de sabre depuis la guerre des clones ? Il y a un an !  Ce dialogue d’exposition fait croire qu’il fait référence à des événements d’un lointain passé. Déjà que tout la galaxie ait oublié ce qu’était un Jedi en moins d’une génération, cela me fait régulièrement tiquer (La Guerre des étoiles se passe 19 ans après La Revanche des Sith), mais là c’est le pompon !

Une bonne reconnaissance faciale permet de découvrir que le dossier est classé secret par le BSI. Mais bizarrerie administrative de la dictature impériale décidément peu efficace : la consultation des fichiers par un match sur sur dossiers classifiés ne fait pas sonner d’alarme sur Coruscant. Tant mieux pour l’enquête et pour notre ami Lawson dont on soupçonne qu’il est un policier plus efficace que Syrill Karn dans Andor.

Le plan sur Janix City au crépuscule est assez fort car il témoigne d’un vrai souci urbanistique rare dans les cités futuristes de Star Wars, en tout cas pour ses mégalopoles comme Coruscant. Notez le mur d’enceinte témoignant du passé de la ville et sa double expansion horizontale et verticale.

 

Maul poursuit lui son entreprise de sape de la pègre galactique en montant les clans rivaux.

Sous l’oeil amusé et discret de Maul, Vario abat Deemis et échappe in extremis à des assassins envoyés par Maul (et pas super efficaces) grâce à l’intervention de la police.

Maul semble captivé par l’étude de Lawson. On pourrait croire qu’il va s’énerver, mais non il observe les pièces se mettre en place sur le plateau de dejarik.

Au QG de la police, Vario craint pour sa sécurité face au collectif de l’ombre (Shadow Collective). Il a raison, Maul et ses Zabraks infiltrent le bâtiment avec l’aide d’un slicer de poche, le droïde espion qui le sert depuis le début de l’épisode.  Maul commande à ses hommes, Scorn et Ikarus, d’embarquer Vario et découvre dans une cellule voisine Izara qui le reconnaît.

 

Maul Seigneur de l’ombre, Chapitre 2 : Sinistres desseins

La Padawan est enlevée par Maul qui quitte le QG de la police après avoir transformé en pièces détachées un nombre incroyable de droïdes policiers. Lawson et 2-BOT partent à leur poursuite à bord d’une benne à ordures. La discrétion n’est pas le fort des Mauldaloriens dont les infractions attirent d’autres policiers, mais c’est Eeko-Dio Daki qui met un terme à leur cavale.

Maul fait s’effondrer une passerelle pour s’enfuir en profitant de la diversion qui mobilise le Jedi et les policiers. De retour au poste, ces derniers se demandent pourquoi le fugitif a enlevé la twi’lek.

 

Vu les dégâts, la course contre la montre est lancée par Lawson, s’il souhaite résoudre l’affaire sans les impériaux. Rook Kast s’étonne de voir Maul revenir avec Izara et Vario. Ce dernier leur trouve une place dans son plan contre Dark Sidious.

Comme dans toute histoire de flic, on découvre la famille du capitaine Lawson. Sur le fond comme sur la forme, le genre reste respecté. 2BOT fait le point sur l’affaire, bizarrement le Collectif de l’ombre leur est inconnu, mais Lawson préfère retarder le recours à l’autorité impériale.

Maul veut infiltrer les Pykes avec l’aide de Vario pendant que Lawson retrouve Rheena Sul pour lui demander des infos sur le Collectif de l’ombre. Elle s’étonne/s’inquiète du retour de Maul.

Le travail de rééducation de la jeune Jedi ressemble beaucoup à la corruption par les Sith. Le bras de fer psychologique est là aussi assez classique, mais Maul l’abandonne pour attaquer les Pykes de Marg Krym (dont le chara design est désormais calqué sur leur version live action). A son retour, il tance encore la jeune Jedi qui trouve la force de forcer sa cellule une fois que Maul a tourné le coin du couloir.

 

Voilà qui me semble bien parti !

 

Blaster
A suivre

2 comments

Sith says:

Très satisfait ! Belle série, beau dessin intrigue simple mais moins bébé que certains épisodes de clonewars. 8/10 pour le moment

Ayor says:

Je suis hypé je vais me faire ça tranquilou pendant les vacs

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