Stranger Things Saison 5 : Critique de la première partie

Netflix joue gros avec cette ultime saison de Stranger Things, son découpage, opportun, en trois sous-ensembles diffusés à un mois d’intervalle s’il peut être source de frustration limite le phénomène de binge et je ne m’en plains pas. Les quatre premiers épisodes diffusés à partir de cette semaine ne forment pas a priori un arc narratif indépendant.

Un format roboratif qui me fait un peu peur au vu de la longueur des épisodes. Amusé par le niveau de préparation des Goonies qui ont pris un coup de vieux, rassuré que les aventures russes de la saison 4 ne soient désormais plus qu’un souvenir (malheureusement rappelé dans le récap), j’attaque donc cette saison avec un a priori tout de même vaguement positif. Un peu quand on va revoir des copains dont on commence à se rappeler pourquoi on s’était éloigné depuis quelques années.

Stranger Things, la faille spatio-temporelle ?

Si Max arrive à voyager dans le temps, à travers les souvenirs de Vecna/Henry, nous on n’y arrive plus. Le vieillissement des ados héros et les désormais vagues marqueurs temporels nuisent à l’immersion dans les années 80 que le show runners avaient réussi à maintenir au cours des trois premières saisons. Pour ma part j’ai eu à plusieurs reprises des difficultés à situer l’époque où se déroulaient les événements. 1986 ? 1987 ? 1990 ? L’arrière-plan donne des indices (la cassette audio de Tiffany), mais le voyage nostalgique (copié ad nauseam, il est vrai) ne forme désormais qu’un lointain souvenir.

Les enfants ont grandi, les acteurs encore plus et les Duffer Bros ont clairement changé leur centre d’intérêt : fini l’hommage aux films initiatiques, on revient aux dérives bavardes et aux personnages parfois caricaturaux.

Sarah Connor ? Non, c’est à côté.

Nouvelle icône des années 80 absorbée par la franchise Stranger Things, Linda Hamilton rejoint Robert Englund, Paul Reiser, Sean Astin et Matthew Modine. Son rôle de scientifique militaire à la tête de l’avant-poste de l’US Army au sein du monde à l’envers fait écho à la détermination du perso acquise dans ses rôles des années 90. On est loin de la jeune femme qu’on a connue dans les années 80. L’actrice dans cette période m’a surtout marqué pour ses rôles d’héroïnes d’abord victimes que le sauvetage par le héros (Kyle Reese ou l’aventurier Hank Mitchell dans King Kong 2) ou l’anti-héros (la Bête alias Vincent joué par Ron Pearlman) rend plus forte. Son évolution presque naturelle en guerrière bad ass dans Terminator 2 (sans parler de Dark Fate) transparaît un peu trop ici. Trop pour nous rappeler les années 80 en tout cas.

Le reste de la distribution oscille entre le remarquable (Joe Kerry, Sadie Sink, Maya Hawke) et le passable. Je ne sais pas ce qui se passe avec David Harbor, mais entre son stage en goulag paranormal la saison passée et son rôle dans Thunderbolts* cette année, je confonds presque en permanence Hopper avec Red Guardian. Mais cela doit venir de moi…

Stranger Things Saison 5 a réussi ce que, après une saison 4 décevante, je n’aurais pas totalement cru possible. raviver de l’intérêt pour une intrigue, qui sans être complexe, emprunte des détours superflus et répétitifs. Reste à voir si les deuxième (épisodes 5-7 diffusés le 26 décembre) et troisième (épisode 8, le 1er janvier), sauront conclure proprement cette série qui aurait dû prendre fin il y a trois ans. Minimum !

Blaster
A suivre

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