« Les p’tits chanteurs de Noël … Je déteste les p’tits chanteurs de Noël ! Toutes ces voix de faussets qui ne sont que de la graine de drogués ! »
Au Panthéon des films de Noël, peu de longs métrages peuvent à mon sens rivaliser avec les Gremlins (1984). Un quatuor de tête détonnant avec Joe Dante à la réalisation, Steven Spielberg à la production, Chris Columbus au scénario et Chris Walas aux effets spéciaux, le film souffle ses 40 bougies et il tient encore toutes ses promesses.
Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre en lumière le travail de Chris Walas à travers un documentaire animé et une interview. Ces deux pépites bourrées d’anecdotes sur la création des Gremlins et leur cheminement créatif sont à retrouver à la fin de l’article. Vous verrez également que le tournage ne fut pas de tout repos…
Un travail phénoménal de préparation
La tâche fut ardue pour Chris Walas, en 1984 on était au début des effets spéciaux numériques (Tron) et le script de Chris Columbus (Maman j’ai raté l’avion) y mentionnait des hordes de petits monstres qui remplissaient l’écran ce qui était beaucoup trop laborieux à recréer en image de synthèse. Au début, Joe Dante pensait utiliser des singes déguisés en monstres mais ceux-ci étant tellement imprévisibles, ils se sont rabattus sur la solution des marionnettes en animatronique.
Le script sous l’influence de Steven Spielberg a également beaucoup évolué, on est quand même passé d’un scénario de film d’horreur avec des scènes de décapitation vers un film plus familial avec beaucoup d’humour et des mogwais attendrissants (E.T. L’extraterrestre est sans doute passé par là).
Zoom sur Gizmo
Chris s’est inspiré des lémuriens pour leurs grands yeux et leurs grandes oreilles. On le voit bien dans ce premier dessin préparatoire ci-dessous. Pour les couleurs finales de Gizmo, Chris s’est inspiré des couleurs du chien de Steven Spielberg. Il a fallu aussi créer plusieurs versions de Gizmo en plusieurs tailles afin de gérer la complexité de ses émotions lors des gros plans.


Les Gremlins, que des tuiles à répétitions!
C’est certainement ces petites bestioles qui ont donné le plus de fil à retordre à Chris Walas. Chris raconte dans son interview avoir peu dormi pendant les 7 mois de tournage. La plupart du temps entre 3 et 4 heures par nuit avec en bonus une cheville cassée et des calculs rénaux… Chris y a laissé des plumes et il n’a d’ailleurs pas remis le couvert pour Gremlins 2.
Les scènes de la fin du film dans le cinéma ont été particulièrement éprouvantes car il n’y avait pas assez de marionnettistes, ils ont donc opté pour des marionnettes en chapeau pour la tête plus une dans chaque main pour vraiment faire un effet de groupe dans les plans larges.

L’animatronique présent pour animer les Gremlins étant aussi un gros challenge logistique, il y avait beaucoup de casse. Il a fallu du temps pour les réparer ce qui ralentissait beaucoup le tournage. Heureusement les marionnettistes et le réalisateur Joe Dante furent patients! Ci-dessous on peut voir le nombre de marionnettistes et de câbles nécessaires pour animer Stripe le grand méchant du film.
Malgré ces ennuis, Chris confie qu’il est très touché de voir comment ce film résonne encore dans le coeur des fans. À noter que Chris a reçu un Oscar pour son travail sur son film suivant: La Mouche (1987).
Côté figurines
Pour capitaliser sur cette fanbase des fabricants comme Neca continuent de nous abreuver en figurines pour notre plus grand plaisir. Nous avons eu entre autres la collection des Gremlins chanteurs de Noël et Stripe en Père Noël.

À noter que Stripe n’apparait pas avec ce costume dans le film mais dans une illustration promotionnelle reprise par Neca dans son packaging.
Si vous aimez les Gremlins de la scène du bar vous serez gâtés.
Pour la scène du cinéma aussi.

En Mars 2025 sortira un 3 pack pour le 40ème anniversaire avec un Stripe en version Mogwai jusqu’ici inédit mais ça sent quand même beaucoup le réchauffé en comparaison avec le set Ultimate Stripe ci-dessus…
Voilà c’est tout pour aujourd’hui, si vous n’avez pas encore eu l’occasion de voir les vidéos ci-dessous, foncez et bon visionnage!
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J’adore le chien Barney et le moment touchant à la fin quand Gizmo lui dit en partant : « Au revoir wouaf wouaf ».
Super intéressant 👍
Je vais m’empresser de mater ces vidéos sur ce superbe film de Noël