Aujourd’hui je reviens sur la nouvelle série Marvel diffusée sur Disney+ : Wonder Man.
Partie sans spoilers
Le choix de ce héros interroge. Personnage plutôt important des comics Silver Age au sens où il sert de prototype à Vision, il n’a pour à vrai dire de ce point de vue aucune utilité dans le lore de la Terre-616 (ex-Terre 19999) du MCU où les Avengers de la Côte ouest n’existent pas.
Pour raccrocher Simon Williams au Wonder Man original, les scénaristes ont décidé d’en faire un wannabe acteur qui cache ses pouvoirs (force surhumaine, manipulations d’énergie ionique…) car l’industrie audiovisuelle a banni les augmentés à la suite de la catastrophe du Door Man (un épisode est d’ailleurs consacré à ce flashback en milieu de série, c’est assez convenu désormais, mais ici on est relativement loin du remplissage habituel).
Un duo d’anti-héros :
Si au départ j’ai craint qu’on ne passe trop de temps avec ce Joey Tribbiani cérébré, la rencontre téléguidée avec Trevor Slattery (oui, le Mandarin d’Iron Man 3) a lancé un nouveau duo de copains de manière sensationnelle. Ben Kingsley et Yahya Abdul-Mateen II campent deux buddies comme je les aime. Entre leurs galères et leurs réussites, on navigue avec plaisir au cours de ces huit épisodes très courts (25 minutes en général).

Ancrage géographique
La force d’une série comme Daredevil (à l’origine sur Netflix comme dans sa suite sur Disney+) tient beaucoup à son côté ancré (grounded disent les anglophones) dans un territoire réel. Le NYC de Matt Murdock a enfin trouvé son pendant californien. Simon Williams évolue dans un LA crédible et vivant
Musique
Attention, mise en ambiance garantie. La bande-originale s’intègre parfaitement et contribue à l’ambiance californienne des décors naturels. C’est simple, j’ai à l’occasion presque eu la sensation de regarder un Tarantino.
Bref, c’est malin, c’est rafraichissant et ça passe super bien. Le lien vague avec le MCU me convient bien. D’ailleurs la fin de la série pourrait rester en suspens. Je n’ai aucune idée de ce que Marvel Studios compte faire de Wonder Man, mais ses aventures

Partie avec spoilers
Pour le plaisir je vous laisse redécouvrir quelques images de la série qui n’exploite que modérément l’hypertextualité habituelle des productions Marvel.
Le retour du Mandarin


L’énième come-back de Slattery m’a réellement inquiété. Les deux itérations précédentes (sans compter le short Hail to the king, très sympa) m’ont un peu refroidi. Mais son introduction et sa manipulation par le Department of Damage Control (DODC) fonctionnent bien. De manière surprenante, les show runners ont réussi à apporter de la complexité y compris dans cette organisation qui aurait pu assez facilement devenir une sorte de ICE, une administration inhumaine et honnie, au contraire, la série montre ses dynamiques internes et les défis auxquelles ses agents sont confrontés dans un contexte de contraintes budgétaires accrues.
Les films Wonder Man

Cette combinaison de deux films dans la série aurait pu se révéler brouillonne, mais au final ça passe. L’enjeu émotionnel familial alourdit peut-être un peu trop l’ensemble. Simon Williams aurait-il pu réussir un autre rôle que celui de Wonder Man ? Le choix de sacrifier sa carrière pour sauver son seul ami s’inscrit dans une succession de micro retournements assez fluide.


Celui qui fut le Mandarin, désormais manipulé par le DODC oscille entre micro-trahisons et coups de pouce pour son protégé. Sans jamais vraiment verser dans le cliffhanger, la série construit un mouvement de balancier assez sympa, presque berçant.
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C’ est pas mal en effet. Le traitement est accrocheur et plutôt original. Wonderman étant à la base un super-héros complètement dispensable, le résultat de cette série est très surprenant et je n’ ai pas vu passer le temps. Belle découverte