Les Dents de la mer 2ème partie : mon premier slasher movie

Les Dents de la mer se trouve sur le podium de mes films préférés avec La Guerre des étoiles et Les Aventuriers de l’Arche perdue. Tout dans ce film me semble réussi. De l’évocation de la peur de l’inconnu et de l’invisible au duel entre la nature et l’homme à la façon de Moby Dick ou du Vieil Homme et la mer, en passant par la réalisation, la conduite des acteurs, le montage, la musique… Tout le film de Spielberg me fait vibrer. C’est moins vrai pour sa première suite (sans parler des autres).

Toutefois, d’un point de vue cinématographique, Les Dents de la mer 2ème partie présente un intérêt en ce sens que c’est le film par lequel j’ai découvert le genre de Slasher Movies !

 

 

 

Tous les ingrédients semblent présents : les adolescents insouciants, le tueur implacable et (plus ou moins) mystérieux…
De fait la suite des Dents de la mer se qualifie du point de vue slasher movie par le peu de cas que le spectateur fait des victimes. A défaut d’être interchangeables, ils sont pour la plus grande partie insignifiants et parfois irritants. Leur traque par le requin m’indiffère prodigieusement.
Comme un bon vieux Jason, e requin s’en prend aux amoureux.
Les personnages sont interchangeables et il est rare de se rappeler qui peut bien être qui en dehors de deux fioles un peu distinctes. La bande de teenagers insulaires doit servir de goûter au Carcharodon Carcarias. Il l’a mérité, ou alors c’est eux qui le méritent, on ne sait plus trop… En fait la seule un peu rationnelle et empathique dans le groupe, c’est celle qui se fait bouffer en protégeant Sean.
Pas de bol !
D’autant plus qu’elle avait réussi à survivre jusqu’au sauvetage avorté par hélico.
Comme Brody, les réalisateurs loupent leur cible.
Ce n’est probablement pas un hasard si Roy Scheider a tout fait pour saboter cette suite.

2 comments

KissFan says:

Les dents de la mer 2ème partie est un bon film, spectaculaire pour l’époque. Merci pour ce petit article. Oui, le groupe d’ados est stéréotypé, on ne retient pas la moitié d’entre eux (en ce sens effectivement, ils se rapprochent des ados des films de slasher). Mais Roy Scheider, malgré les tensions sur le tournage, est magistral, la musique de John Williams est toujours sublime (le thème d’ouverture!) et quelques scènes sont très bien senties (le développement de la pellicule, le treuil qui accroche brutalement « quelque chose » au moment d’être remonté, plusieurs attaques du requin) avec un beau travail autour de la psychologie du chef Brody.

Merci pour ton commentaire Pascal. Je trouve au contraire que le fameux câble est un peu téléphoné. « Oh non un câble haute tension ! » .
C’est un miracle qu’il y ait de l’électricité sur l’île vu la facilité avec laquelle on tire dessus. ^^

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