Comment ne pas vous parler du meilleur film que j’ai vu jusqu’à présent pour cette année 2023. A ma grande joie ce n’est ni un film d’action, ni un film de science fiction et surtout pas un navet made in Marvel ou DC. Non il s’agit bien du dernier film du maitre, Mr Steven Spielberg. Car oui, après avoir vu ce film, ce qualificatif lui sied à merveille.
Le film nous conte la passion dévorante du jeune Sammy Fabelman pour le cinéma et l’impact sur sa vie de famille. Un film fortement inspiré de la vie du réalisateur dans lequel il y insère aussi une bonne partie de fiction, d’où le choix d’un nom purement inventé pour le film. Le réalisateur y raconte sa découverte du cinéma et son besoin de le contrôler, de maitriser ce qui se passe. Mais cela va encore plus loin, en regardant bien le film, Spielberg nous livre les clés de sa filmographie. Ainsi son père, passionné d’informatique ressemble comme deux gouttes d’eau au père de Leonardo Di Caprio dans Attrappe moi si tu peux, aimant mais trop sage pour garder sa femme. Le coté obsessionnel du père se retrouve aussi avec Richard Dreyfuss dans Rencontre du troisième type. Mais c’est surtout le coté familial dysfonctionnel de ses films qui devient une évidence. Steven n’a pas pu s’empêcher de mettre de lui dans ses films et nous explique qu’il a du faire un choix, l’art au profit de la logique, la confrontation père mère.
On y apprend aussi que la caméra est sans pitié, elle filme tout, quitte à ce que cela fasse mal, ainsi des images de vacances dévoilent un adultère de la mère, adultère qu’un montage minutieux permet d’effacer. Le montage peut aussi faire passer un connard antisémite pour un dieu grec. Le cinéma devient pour Spielberg en moyen de s’échapper de sa famille.
Si les thèmes abordés sont efficaces, les comédiens le sont tout autant. Mention spéciale à Michelle Williams qui nous prouve ici que bien dirigée c’est une très grande artiste. Dawson est ses amourettes sont maintenant bien loin.
Et pourtant le film est un véritable échec au box office. Mais Pourquoi ? Déjà probablement à cause du mode de diffusion, le film a été lancé dans un petit nombre de salles aux états unis en espérant que le bouche à oreille fonctionne. Si cela a fonctionné pour Everything Everywhere All At Once, c’est raté pour The Fabelmans. Et puis peut être aussi que ce n’est pas ce que les gens attendent de tel réalisateur, Spielberg c’est Jurassic Park, E.T., Indiana Jones (d’ailleurs il a refusé de réalisé le 5 pour faire The Fabelmans) et bien d’autres. Ce coté intimiste du film associé à ce nom n’attire surement pas les foules.
Le monsieur semble en tout cas n’en avoir strictement rien à faire, il se remettra sans problème de cet échec, étant assis sur une fortune d’environ 4 milliards de dollars. De mon coté j’ai vu un grand film, même un très grand film qui remets en perspective la filmographie et les choix du monsieur, et ca c’est l’œuvre d’un grand.
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