Star Wars : Karen Traviss, la Buir cachée des Mandaloriens

Karen Traviss est une autrice qui occupe une place centrale dans la construction du mythe mandalorien entre 2005 et 2010. Je ne reviendrai pas dans cet article sur l’histoire des mandaloriens. Je vous renvoie aux dossiers écrits précédemment, notamment celui publié un peu avant le lancement de la série sur Disney+ ou à celui concernant le mythe Boba Fett.

Karen Traviss a écrit plusieurs romans exploitant la culture mandalorienne entre 2004 et 2009, principalement dans le cadre de deux séries, Republic Commando et Legacy of the Force.

Sur la base des prémisses du scénario du jeu Republic Commando, ses romans font naître un véritable engouement en raison de l’inspiration mandalorienne des commandos clones et des ARC Troopers au sein des forces spéciales de la République. En effet, ces unités partagent une éducation mandalorienne. Les ARC Troopers sont des clones parfaits de Jango Fett entraînés par le chasseur de primes. Pour assurer l’entraînement des Commandos, Jango fait appel à d’autres Mandaloriens (Cuy’val Dar, ceux qui n’existent plus) dont le violent Walon Vau et le bienveillant Kal Skirata (alias Kal Buir, Papa Kal en Mando’a).

C’est autour de ce dernier et de ses enfants, des ARC Troopers défectueux (limites psychopathes) de la classe Null et des Commandos de l’escouade Omega que tourne la série de romans Republic Commando. On y croise aussi quelques Jedi et l’escouade Delta du jeu vidéo Republic Commando.

Karen Traviss a aussi écrit trois des neufs romans de la série Legacy of the Force, Bloodline, Sacrifice et Revelation. Dans ces trois romans, les Mandaloriens occupent une place prépondérante et Mandalore sert de cadre à plusieurs développements de l’intrigue. La planète Mandalore est représentée dans ces romans comme une sorte de far west, les Mandaloriens y mènent une vie difficile qui explique leur engagement mercenaire.

Traviss semble avoir conquis une belle fan base avec ses romans. Les fans adoptent le langage Mando’a qu’elle a contribué à développer et qu’elle insère dans ses dialogues. J’ai beaucoup de respect pour le travail de cette autrice qui s’est affirmée en l’espace de cinq ans comme la mère (buir en Mando’a, le mot est neutre) des Mandaloriens.

Las, toute cette construction hyper intéressante s’effondre en janvier 2010 avec la saison 2 de la série The Clone Wars.

Dans The Mandalore Plot, on découvre en effet une planète Mandalore bien différente de celle imaginée par Traviss. La société mandalorienne dépeinte par Dave Filoni pourrait correspondre à celle de n’importe quelle planète de la galaxie. Rien ne semble subsister de l’énergie initiale du peuple de guerriers nomades.

Il faudra attendre la troisième saison de The Clone Wars pour que les Commandos Clones arrivent dans le canon Star Wars.

 

 

Autre point d’intérêt en lien avec les histoires contées par Karen Traviss, Filoni et l’équipe créative de The Clone Wars ont  montré comment l’entraînement des clones faisait appel à des mercenaires. Dans le premier épisode de la saison 3, Clone Cadets, l’escouade Domino – composée de Hevy, Cutup, Droidbait, Fives et Echo – sont encadrés par deux instructeurs ex-chasseurs de primes, Bric et El-Les.

Maigre consolation pour les fans déjà privés des ARC Troopers originaux, mais Dave Filoni a un certain flair pour faire plaisir aux fans les plus exigeants. Avec ceux des Mandaloriens, il a essayé de rattraper le coup à plusieurs reprises, mais c’est avec la série Star Wars The Mandalorian qu’il frappera le plus fort.

Et ça, c’est une autre histoire.

 

Blaster
A suivre

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