A première vue : Sleepy Hollow, un arbre très animé

« Un cavalier qui surgit de la nuit ! »

Non ce n’est pas de Zorro que je veux vous parler aujourd’hui, mais d’une autre perle des studios Disney d’à peu près la même époque (de la fin des années 40 à celle des années 50) : le cavalier sans tête de Sleepy Hollow qui figure dans la deuxième partie du long métrage Le Crapaud et le maître d’école.

Le titre n’est pas super informatif, mais le maître d’école n’est autre qu’Ichabod Crane. Instituteur américain nommé en pleine terre de colons bataves dans le doux village de Tarrytown au coeur de la vallée de Sleepy Hollow dans l’Etat de New York. Séduisant la riche héritière Katrina Van Tassel, il s’attire les foudres d’une brute locale qui lui joue une magistrale et effrayante résurrection d’un cavalier sans tête.

Le film est en fait inspiré de deux romans très disparates. La première partie reprend l’intrigue du Vent dans les saules écrit en 1908 par Kenneth Grahame et qui conte les mésaventures anthropomorphes de Crapaud baron Têtard dans la vallée de la Tamise. La seconde adapte La Légende de Sleepy Hollow publié par Washington Irving en 1819.

C’est bien entendu la seconde partie qui retient mon attention ici puisqu’il a donné lieu à une adaptation par Tim Burton avec un casting impeccable : Johnny Depp, Christopher Lee, Christopher Walken, Christina Ricci…

Le dessin-animé de 1949 est plus fidèle au roman que le film de 1999. En effet, Crane n’est pas policier mais instituteur et il est manifestement plus intéressé par la fortune Van Tassel que par la beauté de Katrina. Les deux adaptations partagent un point commun botanique.

La fin du dessin-animé présente des arbres torturés assez proches du célèbre décor de Burton.

Cet arbre marque l’oeuvre de Tim Burton puisqu’on le retrouve aussi dans son Alice au Pays des merveilles.

 

Blaster
A suivre

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