Alors que demain sort une remake de The Running Man au cinéma, j’aimerais profiter de cette occasion pour revenir sur le film original de 1987.
Un casting parfait
Outre Arnold, Maria Conchita Alonso (Predator 2) et Yaphet Kotto (Alien, Vivre et laisser mourir), le joyau de ce film est sans conteste la prestation de Richard Dawson dans le rôle de l’animateur TV, Damon Killian. Dawson a su puiser dans son expérience personnelle puisqu’il animait à l’époque la version américaine du jeu télé Une Famille en or.
A ces stars du petit et du grand écran s’ajoutent des personnages secondaires iconiques des films musclés des années 80 comme Jesse Ventura (parfait dans son rôle d’ex traqueur) et Sven Ole-Thorsen. Mentionnons aussi parmi les traqueurs : Jim Brown, un ancien joueur de foot US vu dans Mars Attacks ou encore le catcheur Professor Tanaka. Ce tour d’horizon du casting ne serait pas complet sans Mick Fleetwood. Oui, vous avez bien lu : le leader de Fleetwood Mac joue dans ce film ! Il incarne Mic, le chef de la résistance.
De l’action pure testostérone
Avec de telles stars body-buildées, on sait d’entrée qu’on va tomber dans un classique de la fin des années 80.
Des One-Liners qui dépotent
Signe de l’époque, le film est constellé de répliques cultes, entre saillies drolatiques et vannes, les auteurs visiblement oscillent entre comédie d’action et parfois film de James Bond. Cela fonctionne parfaitement nonobstant quelques accrocs dans la VF.
Une VF aux petits oignons
Malgré quelques répliques qui tombent à plat, l’essentiel de la VF de 1987 tient la route. L’humour n’est pas toujours facile à retranscire, mais dans l’ensemble je trouve que cela fonctionne. Serge Bourrier (Tex Hex dans Bravestarr parmi d’innombrables doublages de DA cultissimes), assure un doublage hyper crédible.
Le Prix du danger
Et si on vous disait que le premier Running Man n’est pas la première adaptation du concept ? En effet, en 1983, Yves Boisset réalise Le Prix du danger, un film avec Michel Piccoli et Gérard Lanvin qui décrit la traque de ce dernier dans le cadre d’un programme TV hyper violent animé par le premier. Pour coller au cadre dystopique, Boisset utilise à merveille les extérieures modernistes de l’architecture de la banlieue parisienne. Les Arênes de Picasso et les Espaces Abraxas de Noisy-le-Grand figurent de manière proéminente dans le film. Si vous êtes du coin vous connaissez certainement ces oeuvres architecturales monumentales dues notamment a Bofill. Nous avons évoqué ces quartiers dans un dossier sur les bâtiments de la série Star Wars : Andor.
Avec son film sorti 4 ans avant The Running Man, Yves Boisset gagna in fine son procès en plagiat. Il touchera 1,5 million de francs, plus de dix ans plus tard, en 1998. Le prix du plagiat ?
- Stranger Things : Review Demogorgon (Jazwares) - 13 December 2025
- Alerte préco : Batman Arkham Origins par Inart - 12 December 2025
- Alerte Préco : Star Wars The Vintage Collection dispo en France - 12 December 2025




















Ma VHS est passé un nombre incalculable de fois et je l’ai même remise le mois passé (sur crt bien évidement).
Le film a de nombreuses imperfections mais c’est un plaisir coupable de le revoir encore et encore.
Une madeleine de proust improbable tout de même. ^^