Libre Antenne : Captain Power et les soldats du futur par KissFan

Chapitre 4. Et l’homme se vit accorder la Machine. Et la Machine était parfaite de
ligne et élégante et forte. Et la Machine déclara : « Tel sera mon cadeau à mon
peuple afin qu’il puisse de la sorte se débarrasser de la servitude de la chair ».

 

Retour en 1988 pour le partage de mes souvenirs autour d’une de mes licences préférées de cette décennie ! Cette année-là, mes nouveautés coups de cœur, tant ludiques que télévisuels, sont Les Visionaries, Les Chevaliers du Zodiaque, Les SilverHawks, … et Captain Power et les Soldats du Futur.
Dans cette sélection, ce dernier programme est le seul qui ne soit pas diffusé sur TF1, dans le Club Dorothée, mais sur la 5, la chaîne aujourd’hui défunte, restée célèbre pour l’étoile à cinq branches de son logo en 3D mais aussi pour son vaste catalogue, incluant des dessins animés comme Laura et la Passion du Théâtre et Olive et Tom … parmi lesquels est diffusée la série live Captain Power et les Soldats du Futur ! Une programmation pour le moins discordante pour cette œuvre pessimiste, si on fait abstraction de son titre et du fait qu’une gamme de jouets soit associée.
A cette époque, âgé de 10 ans, la maison familiale était malheureusement située dans un quartier qui nous empêchait de capter la 5 en bonne qualité. Il suffisait pourtant de marcher quelque 200 mètres pour arriver à la maison de ma grand-mère et bénéficier d’une image nette au moment d’allumer la chaîne de Silvio Berlusconi.

Malheureusement, je suis très loin d’avoir réussi à suivre assidûment Captain Power et les Soldats du Futur cette année-là, tant la diffusion initiale que la rediffusion. Et pourtant, quelle claque ressentie à la découverte de l’épisode … Le Procès ! Oui, c’est le premier que j’ai visionné. Les fans l’ont compris, je suis loin d’avoir entamé la série par le début. Mais un épisode suffit parfois à vous happer dans l’univers qu’il dépeint, peu importe qu’il s’agisse du premier ou qu’il s’intercale en milieu de série.

L’influence des sentaï est connue chez Captain Power et les Soldats du Futur : Un groupe de cinq héros qui luttent contre un empire conquérant, structuré en différentes strates : Le leader suprême qui ne quitte physiquement pour ainsi dire quasiment jamais sa base, ses chefs de guerres, quelques officiers et une cohorte de soldats robotiques démantelés, au sens propre comme au figuré, au fil des épisodes, dans un mélange épileptique de faisceaux laser et d’explosions en tous genres.
Exprimer ainsi, la série Captain Power et les Soldats du Futur ne se démarque finalement pas des Power Rangers qui entament une marche triomphante dès le début des années 90. Et pourtant, les qualités intrinsèques de l’œuvre initiée par Tony Christopher et Gary Goddard, célèbre concepteur de parcs d’attraction et réalisateur du film live des Maîtres de l’Univers, sont nombreuses … et très certainement bien supérieures aux sentaï américains d’Haïm Saban !

Ce sont ces mêmes qualités qui font que Captain Power et les Soldats du Futur n’est pas forcément une série télévisuelle facile d’accès pour les plus jeunes, mais le résultat obtenu est pour le moins fascinant … et dérangeant à la fois.

 

 

La Terre en 2147 ! Ce qu’il en reste après la guerre des Métaux, après que l’homme eut affronté les machines et que ces dernières gagnèrent.
Les Biotrons, créatures monstrueuses qui poursuivent les rescapés humains pour les intégrer. Volcania, centre nerveux de l’empire Biotron, place forte et forteresse du Seigneur Biotron, redoutable souverain de l’Ordre Nouveau.

Mais des cendres de la guerre des Métaux a surgi une nouvelle race de guerriers, entraînés dans le but d’anéantir le Seigneur Biotron et son empire! Ce sont … Les Soldats du Futur! Le dernier espoir du genre humain.

Leur chef, le Capitaine Jonathan Power, maître de l’incroyable bio-armure qui transforme chaque soldat en une véritable force d’attaque.

Le Major Matthew “Hawk” Masterson, combattant des airs.

Le Lieutenant Mickaël “Tank” Ellis, section d’assaut terrestre.

Le Sergent Robert “Scout” Baker, renseignement et communication.

Et le Caporal Jennifer “Pilote de chasse”, spécialiste des systèmes tactiques.

Groupés, ils constituent la plus formidable force de combat que la Terre ait connu.
Leur crédo : Protéger toute forme de vie.
Leur promesse : Mettre un terme à l’hégémonie du Seigneur Biotron.
Leur nom : Capitaine Power et les Soldats du Futur !

Au contexte clairement post-apocalyptique de la série télévisée coïncide l’effervescence d’une thématique propre au jeu d’enfant en cette deuxième moitié de décennie 80 : le jeu guerrier.

Dans son article titré « JOUET 87 : guerre et paix », le magazine Jeux & Jouets dans son numéro 65 paru en mars 1987 exprime ceci:

« La paix est symbolisée par la tendresse des peluches … L’envers du décor, c’est la guerre, symbolisée par une série de héros plein de punch, et d’engins guerriers. Nous ne les citerons pas tous, d’autant plus que nous en reparlerons plus en détails dans les numéros suivants. Les Rock Lords chez Bandai, BraveStarr chez Mattel, G.I. Joe chez Hasbro, M.A.S.K et les Centurions chez Kenner Parker … tous rivalisent de force et de courage. Le jeune homme mannequin, style chevalier servant est nettement en perte de vitesse pour laisser place à ces héros aux missions impossibles ! … Ça tire dans tous les coins avec les pistolets laser et autres engins du même type. Apparemment, le jouet guerrier a cessé de faire peur et c’est sans complexe et sûrement non sans plaisir que nos têtes blondes vont apprendre à manier le Beretta. »

Nous sommes alors dans les années Reagan et le héros reaganien par essence est testostéroné et armé ! Mais une hybridation nouvelle s’opère.
Dans son flash supplément du numéro 206 paru en octobre-novembre 1987, La Revue du jouet se projette sur l’année 1988 :

« JOUET 1988: Et si on parlait d’INTERACTIVITÉ. Beaucoup s’interrogent pour savoir si 88 sera l’année. Alors que certains produits ne seront présents qu’au prochain salon, Masport a réussi une très belle opération en distribuant dès cette saison, le dernier né de World of Wonder. A partir d’une cassette vidéo, l’enfant rentre dans la série en devenant le pilote de cet avion. Originalité, un casque audio lui restitue l’ambiance sonore de la série. On se prend rapidement au jeu. A Hong-Kong, la miniaturisation aidant, la prochaine étape sera-t-elle le gant interactif tel Merlin l’Enchanteur. Ce n’est pas un conte de fée. »

Jeux & Jouets Magazine n’est pas en reste. Son numéro 69, paru en septembre 1987, est éloquent grâce à l’article publié à la page 56 titré : « Jouets Guerriers : une rentrée armée jusqu’aux dents » :

« Il y a du nouveau dans le jouet guerrier ce mois-ci : les pistolets à laser avec cible font une rentrée en force sur le marché, et grâce à une commercialisation et une publicité efficace, ils ont toutes les chances de devenir un des jouets « mascotte » des fêtes de fin d’année.
Il s’agit de produits de conception assez similaire qui se différencient néanmoins par des performances techniques plus ou moins aigües, d’où des différences de prix assez importantes d’un pistolet à l’autre. Le principe du jeu et les éléments que comporte le coffret sont à peu près les mêmes partout : on y trouve une arme projetant un rayon à chaque pression de la gâchette, une cible qui, quand elle est touchée, émet un signal sonore et lumineux et un générateur. Plus qu’une stratégie guerrière, le pistolet laser met à l’épreuve les qualités de précision et de rapidité du joueur et se positionne donc surtout comme un jeu d’adresse. Est-il utile de préciser que le rayon est parfaitement inoffensif. »

L’article dresse la sélection des produits phares : le Laser Combat d’Ideal Loisir, le Zillion de Matchbox, le Laser-Flash de Delavennat, le Galactic Gunfighter de QuickShot Collection … En plus d’un pistolet laser, Lansay propose même une mitrailleuse infra-rouge dont l’objectif est de désintégrer un char de combat. Et Le Lazer Tag de Mattel a déjà suscité l’émulation dès 1986 aux USA !
Avec Captain Power et les Soldats du Futur, le géant américain franchit un pas nouveau, disruptif, en faisant de l’interactivité le fer de lance de sa nouvelle gamme d’action figures soutenue par la série Landmark Entertainment Group.

 

Un succès assuré ?
L’Histoire a prouvé que non …
Les débuts sont quelque peu balbutiants à l’aune de la concurrence. Ci-dessous
les chiffres de ventes du Hit-Parade des Jouets publié dans Jeux & Jouets
magazine n°79 (septembre 1988) pour les mois de février, mars, avril et mai 1988,
et qui ne font donc pas état d’une percée significative de la gamme de jouets
Captain Power et les Soldats du Futur.

 

NB : Le « Hit-Parade » apporte les précisions suivantes :

« Ce hit-parade est très amélioré, puisqu’il comporte maintenant le classement en volume des articles par importance décroissante des ventes d’une part, et en valeur d’autre part (c’est à dire en chiffre d’affaires). Il n’y a pas toujours concordance. Ainsi dans la catégorie « Jeux éducatifs » par exemple, « La Maison des Mots » de chez Nathan se classe 9ème pour la vente en quantité, et 2ème pour la vente en valeur. »

A chaque épisode de Captain Power et les Soldats du Futur, le cahier des charges de Mattel est pourtant simple pour maximiser ses chances de réussite commerciale : Des séquences d’affrontement dénuées de crédibilité militaire mais suffisamment généreuses pour que l’enfant participe au feu d’artifice ambiant devant son poste de télévision … au risque assumé de voir le pilote de son appareil de plastique éjecté !
Un tel vaisseau, je viens fraichement d’en acquérir un exemplaire auprès de la boutique Flashback et son sympathique gérant, Stéphane (Flashback, la boutique de vos souvenirs en 3D est de retour – FulguroPop) : Le PowerJet XT-7 piloté par le Captain Power lui-même … action figure ici incluse dans le packaging ! Le démantèlement de l’empire Biotron n’attend plus que moi !

 

Quelque 35 ans en arrière, cette promesse faisait même l’objet de publicité dans Picsou Magazine, un numéro que j’ai eu en mains à l’époque!

 

Malheureusement, des échos que j’ai pu lire, si vous faites l’acquisition de l’édition DVD sortie en 2011, l’interactivité ne fonctionne plus … Sic !
Mais qu’importe. Le jouet était cher à l’approche de Noël 1988. Parmi quelques prix observés : 397,50 F au BHV ou 398,00 F aux Galeries Lafayette !
L’électronique de pointe a un prix !
Mon exemplaire est lui carrément frappé d’une étiquette de prix indiquant … 549,00 F !!!!!

 

Mais pour les bourses les moins aisées, un playset comme la station de combat Eden 2 est clairement plus accessible, autour de 70,00 F. Mattel a pensé à tout, à tel point qu’entre ces vaisseaux hauts de gamme (j’inclus notamment le redoutable appareil du Seigneur Biotron, le Jet Phantom), les action figures de la gamme sont parmi les moins chères du marché !! Un grand écart remarquable. A défaut de respecter les proportions des personnages, certaines d’entre elle incluent des peintures chromées du plus bel effet, pour une harmonie magique avec d’autres héros de lumière comme les SilverHawks ou les Chevaliers du Zodiaque en cette période de fêtes de Noël 1988, car oui les six personnages m’attendaient sous le sapin cette année-là ! 🎄 A cet égard, je conserve encore en tête la disposition des jouets dans le magasin Printemps de ma ville à cette époque !
Une jolie bulle de nostalgie !

 

Cependant, si l’on se penche sur le contenu même du programme Captain Power et les Soldats du Futur, il n’est nullement habité par la féérie de Noël, et l’émouvant témoignage du Sergent Scout Baker dans l’épisode Représailles – partie 1 le confirme à lui seul. L’émotion est palpable au moment d’évoquer le dernier arbre de Noël qu’il ait vu et qui a précédé le décès de sa mère quand il était enfant.

C’est un fait : Quand on visionne la série TV Captain Power et les Soldats du Futur, on prend conscience du tour de force de la licence, cette tentative de conciliation d’un aspect ludique propre à l’interactivité et plus globalement à la gamme de jouets, à la noirceur des thèmes abordés.
A ce titre, il faut rendre particulièrement hommage aux scénaristes, particulièrement Joseph Michael Straczynski et Larry DiTillio. Précédemment, ces auteurs talentueux ont œuvré sur le dessin animé She-Ra, la Princesse du Pouvoir du studio Filmation. Nul doute que l’expérience acquise sur un dessin animé dont le synopsis est centré sur une planète qui subit la tyrannie d’un vaste empire leur a servi au moment d’aborder la série Captain Power et les Soldats du Futur.

 

 

Le lien peut ainsi être tissé entre l’aveuglement du personnage d’Adora pour la cause de la Horde dans les premiers épisodes réunis sous la forme du long- métrage titré Le Secret de l’Épée, et l’endoctrinement du personnage de Jennifer “Pilot” Chase lorsqu’elle appartenait aux Jeunesses Biotroniques. La fascination pour l’état supposément parfait de la Machine auquel succombe Lyman Taggart dans sa quête d’immortalité rappelle celle de Ténébra pour la magie noire (épisode The Price of Power de She-Ra, la Princesse du Pouvoir).
La duperie et la trahison sont un code récurrent de la série Landmark Entertainment Group, et précédemment Joseph Michael Straczynski avait remarquablement exploité la fourberie de Kobra Khan dans un épisode comme The Cold Zone des Maîtres de l’Univers. Idem, le levier scénaristique du double malfaisant a été exploité dans des épisodes comme Double Trouble des Maîtres de l’Univers ou Enemy with my face de She-Ra, la Princesse du Pouvoir, et ne manque pas d’être exploité dans la série Captain Power et les Soldats du Futur. La conscience d’un personnage comme Sauron rappelle même les émotions comme la peur et surtout la cruauté que peuvent exprimer les Guerrior sur Etheria: « Je suis un robot. J’obéis aux ordres et en plus, j’apprécie de détruire la vie ».
Mais autant l’animé She-Ra, la Princesse du Pouvoir conserve un côté aseptisé prononcé, auquel participe la ridiculisation de plusieurs ennemis (déclinés d’ailleurs pour nombre d’entre eux en figurines Mattel), autant la noirceur ambiante de Captain Power et les Soldats du Futur n’est jamais diluée, même si l’équipe de héros est toujours animée d’un espoir de jours meilleurs. Cet aspect pessimiste, tragique, fait que la série m’a marqué au fer rouge, même si dans mon parcours de collectionneur entamé au début des années 2000, je n’ai pas immédiatement souhaité me replonger dans la gamme de jouets. Cette noirceur, cette horreur absolue parfois même, est protéiforme et elle cristallise les qualités de la série, ces qualités qui m’ont donc tant plu.

Le film Terminator, réalisé par James Cameron, a souvent été évoqué, avec justesse comme source d’influence de Captain Power et les Soldats du Futur. Les chefs de guerre Biotron, Sauron et Tyrasson, sont quelque part de dignes incarnations du cyborg qui traque Sarah Connor, et l’ordinateur Nucleus n’est pas sans rappeler Skynet.

 

Au détour d’une séquence de l’épisode L’Intrus, Tyrasson imite même la voix de l’humain Jim Mitchell afin de communiquer avec son complice, Andy Jackson.
L’héritage titanesque de la trilogie de la Guerre des Etoiles et de son méchant emblématique, Dark Vador, a également entraîné dans son sillage à n’en pas douter la série Captain Power et les Soldats du Futur. L’aspect mécanisé et ténébreux de feu Lyman Taggart en constitue une preuve immédiate puisqu’il a laissé place au Seigneur Biotron après que son corps a été ravagé par les flammes. Le charisme qui se dégage des deux personnages est comparable. L’interprétation de David Hemblen est d’ailleurs remarquable, empreinte d’éloquence : « Tout ce que je ne peux obtenir par la raison, je l’obtiendrai par la Peur » … Une tirade qui aurait également pu être prononcée par le Grand Moff Tarkin si fier de son Étoile NoireLa Peur ! Voilà ce qui bâillonnera les systèmes séditieux, la peur de l’Étoile Noire ! »). D’ailleurs, le Seigneur Biotron
est clairement l’un des personnages les mieux développés dans la série, et certainement l’un des méchants les plus effrayants dans le lot de programmes diffusés à destination, parfois inappropriée, du jeune public.

 

Malgré son cerveau brillant de scientifique, le Seigneur Biotron est habité par la folie, folie qui se manifeste par cette vision d’un monde de splendeur alors que la désolation règne sur la planète, et dont il n’a pas conscience … ou alors le potentat se ment à lui-même … ce que ne manque pas de lui faire observer son ancien ami, Stuart Gordon Power, le père de Jonathan. Pourtant les failles humaines du Seigneur Biotron ressurgissent ici et là et qui sont autant de qualité pour les résistants humains. Ses émotions par exemple, comme la fierté devant l’avènement d’un chef militaire d’une race nouvelle et face à laquelle l’ordinateur Nucleus n’hésite pas à le moraliser : « Les émotions sont la valeur des êtres
organiques », ou cette hésitation à abattre le Capitaine Jonathan Power alors qu’il se recueille devant la tombe de son père car les souvenirs l’assaillent, ceux d’un passé où Stuart Gordon Power et lui étaient amis. A ce titre, le message de la boîte à musique offerte à Lyman Taggart pour ses 40 ans est teinté d’ironie : « A Lyman Taggart. Tu ne vieillis pas. A l’occasion de son quarantième anniversaire. Tu te bonifies avec le temps. Nos meilleurs vœux. John et Stuart Power ».
Malheureusement, dans l’esprit lésé du Seigneur Biotron, ainsi cybernétisé par Nucleus après l’incendie survenu dans une tentative vaine de convaincre Stuart Gordon et son fils de se joindre à lui, se bonifier consiste à abandonner son humanité pour embrasser un destin mécanisé.
Une deuxième saison restée inédite aurait permis au Seigneur Biotron de prendre conscience de ses erreurs, mais le pardon semble impossible à cause du mal qu’il a semé sur la planète : La Guerre des Métaux qui a vu l’humanité décimée, suivie du projet Ordre Nouveau aux phases aux noms mythologiques (comme nombre de personnages !), plus terrifiantes les unes que les autres :
– La phase Styx avec ce jeune homme perdu, considéré comme une arme par les forces Biotron car il est porteur d’un virus et qui dans une séquence
d’émotion réelle rappelle son fils défunt au Major Matthew “Hawk” Masterson, sans compter ces corps humains qui jonchent les tunnels du
métro à cause d’une toxine transmise par les réseaux d’eau et dont les effets chez les contaminés sont effrayants : folie, délire, hallucination et
agressivité ! Par extension, on pourrait ajouter les secteurs remplis de radioactivité ou qui baignent dans un brouillard toxique, tel que celui visité
dans l’épisode The Eden Road.
– La phase Charon avec l’avènement d’une race nouvelle (la genèse des deux chefs de guerre Sauron et Tyrasson est superbement développée
dans la série).
– La phase Icare et sa station orbitale destinée à intégrer massivement les rescapés humains.
– Et la phase Prométhée, la plus dévastatrice !

Le Seigneur Biotron est également terrifiant parce qu’il se réclame de l’Histoire : « Toute chose qui vient de la chair sera destituée. L’avènement de la Machine est inévitable car les forces de l’Histoire sont avec nous. » Comme l’écrivait Kahlone dans la fiche du site Planète Jeunesse consacrée à la série, le parallèle avec la seconde Guerre mondiale est évident. Les Jeunesses Biotroniques y trouvent leur source. A ce titre, le discours prononcé par le Seigneur Biotron à cette sélection est édifiant : « Vous qui avez servi dans les Jeunesses Biotroniques et qui à présent devenez des chefs d’unité, considérez-vous comme l’élite de la race. Vous êtes les défenseurs de la sainte cause. Tout ce qui aura été est maintenant devenu désuet. Ce monde, nous le reconstruirons comme il aurait dû l’être, comme il doit être. Immortel. Mécanisé. L’esprit humain dans de brillants et inaltérables corps de métal. Donnez-moi votre sang, votre confiance, votre esprit. Et alors, nous bâtirons des lendemains nouveaux. Un nouvel avenir ainsi qu’un Nouvel Ordre. »
« La sainte cause » … La série distille ici et là des codes théologiques voire théocratiques fondamentalistes pour souligner le fanatisme du Seigneur Biotron. En puisant dans la religion, elle fait des deux chefs de guerre Sauron et Tyrasson, virtuellement invincibles, de dignes incarnations des bêtes primordiales Leviathan et Béhémoth, et la Machine au sens vaste, impalpable, une supériorité divine … ou diabolique. D’ailleurs Nucleus lui-même à la question « Combien de voix vivent en toi Nucleus ? », la machine répond : « Un nombre infini car nous sommes légion ».
Par opposition, la terre au nom hébraïque Eden 2 est une promesse de paradis … une terre mythique qui reste à découvrir pour le Capitaine Jonathan Power et son équipe, une véritable influence du roman Les Horizons perdus de James Hilton … Et qui donne lieu à un playset au nom inapproprié dans la gamme de jouets Mattel.

 

 

A l’opposé de l’Eden 2, dans la série télévisée, il y a les paradis illusoires, les échappatoires supposés. Ils prennent l’apparence de l’ « asile » dirigé par Miles Williamson par exemple, mais il y a d’autres formes d’évasion … plus pernicieuses encore, celle de la drogue, ouvertement exposée, dans l’excellent épisode cyberpunk Techville écrit par Michael Reaves qui donne son titre à une ville interlope, dernier bastion de technologie, et qui trouve son influence dans le roman Le Neuromancien de William Gibson, roman ayant lui-même influencé le film Matrix (le combat entre le Capitaine Power et le Seigneur Biotron a lieu dans le labyrinthe du réseau, le cyber cerveau, une entité difficilement identifiable
au même titre que « la Machine », un champ lexical volontairement abscons pour une efficacité imparable sur le téléspectateur). Cette drogue est identifiée comme une recharge connectée, une « neurodose » … la série amalgame alors la notion de « machine » et de réalité virtuelle. En ce sens, une nouvelle fois comme l’exprime Kahlone dans la fiche de Planète Jeunesse, Captain Power et les Soldats du Futur est « télévisuellement » parlant, clairement en avance sur son époque … et même un véritable ovni dans le paysage télévisuel jeunesse !

Pour poursuivre ce focus sur l’horreur distillée par la série et dont le Seigneur Biotron est le terrifiant avatar, impossible de passer sous silence l’assimilation, la « numérisation » dont sont victimes les survivants humains qui sont traqués. Le Seigneur Biotron : « Chacune de vos cellules implosent lors de l’opération qui consiste à vous intégrer. Puis, lorsque vous reprenez forme, ces mêmes cellules implosent ». Une torture tant physique que psychique. A ce titre, le témoignage du personnage d’Athéna dans le premier épisode est poignant : « Ainsi tu te retrouves à l’intérieur de la machine. Tu as la sensation qu’elle te touche. Ce sont des fils et du métal mais tu la sens qui te touche. Et elle connaît tous tes secrets, chacune de tes hontes, de tes haines, chacune de tes amours. Elle sait tout, … Et elle te torture grâce à cette emprise qu’elle a sur toi. »
En ce sens, la notion de « machine » peut être corrélée avec un personnage comme Brainiac, antagoniste redoutable du dessin animé Superman, l’Ange de Metropolis, pour sa capacité à absorber tout le savoir, toutes les connaissances que renferme un monde … avant de le détruire !
De plus, en cumulant des dialogues bien écrits et un jeu d’acteur remarquable, la série Captain Power et les Soldats du Futur s’élève au-delà de ce que l’on serait en droit d’attendre pour un programme télévisuel soutenu par une gamme de jouets. Alors oui, cette série peut être assimilée à une publicité de vingt minutes pour vendre les figurines et les véhicules Mattel, mais elle est bien davantage que ça … Et à titre personnel, ce n’est certainement pas parce que l’interactivité est l’argument principal avancé, mais bien parce que les personnages sont impactant grâce au travail des scénaristes, des acteurs, des techniciens, … qui ont œuvré sur la série que j’ai convoité les jouets.

Je l’ai exprimé, en 1988, j’ai entamé le visionnage de la série initiée par Gary Goddard par l’épisode Le Procès. Cet épisode est bouleversant. Sensibilité nostalgique oblige, cet épisode est également mon préféré de la série … Pourtant, des épisodes de qualité, celle-ci n’en manque pas.
L’épisode Le Procès est centré sur le personnage de Jennifer « Pilot » Chase. A lui seul l’épisode est susceptible de susciter l’envie chez tout enfant happé par l’univers de Captain et les Soldats du Futur de réclamer la figurine de la jolie Pilot interprétée par Jessica Steen, pourtant un personnage féminin au sein d’une gamme de jouets à destination des garçons.

 

Or, cette année-là, sauf hypothèse d’une distribution confidentielle, la figurine de Pilot était indisponible en France
Un regret immense me concernant … car Pilot, comme je l’ai exprimé précédemment, est le personnage le mieux écrit de la série. Et à ce titre, je
confirme, bien plus captivant à mes yeux que tout l’artifice interactif et ouvertement commercial de la licence. Son passé en tant que membre des
Jeunesses Biotroniques, est tragique : « Je n’ai jamais eu de famille ! Les Jeunesses Biotron étaient ma famille … Cela formait tout mon univers, il n’y avait rien d’autre ! Depuis ma naissance, je ne savais pas ce que c’était d’avoir des parents … des amis … ni des sentiments, ni
de l’amour … Je ne connaissais rien à l’humanité … Je servais la Machine … Et j’en étais tellement fière ! J’étais connue comme l’aspirante Chase ! j’avais bien appris mes leçons … Je savais que mon destin était d’appartenir au Nouvel Ordre »

Un endoctrinement qui a longtemps aveuglé Jennifer Chase, et qui aujourd’hui encore la fragilise psychologiquement malgré son état de contrition profondément sincère, par exemple à travers sa difficulté à exprimer ses sentiments amoureux pour Jonathan Power … C’est finalement face à l’horreur d’une exécution par le feu, une prétendue purification, que la prise de conscience s’opère. Brutalement. Et que Jennifer, devenue apostat, peut entamer sa rédemption en rejoignant les Soldats du Futur, une incroyable preuve de confiance au regard de son passé …
La série lui offre un arc scénaristique remarquable entamé avec l’épisode Compte à rebours et achevé tragiquement dans le double épisode final. S’il y a un exemple de programme américain diffusé à destination des enfants et des adolescents qui atteint les mêmes cimes émotionnelles qu’un manga adapté en animé comme les Chevaliers du Zodiaque, c’est bien la série  Captain Power et les Soldats du Futur grâce au personnage de Jennifer « Pilot » Chase. …

Et plus généralement, l’exemple de cette licence reflète ma sensibilité autour de mes choix en matière de références dans une gamme d’action figures … Dans mon enfance, j’ai ainsi toujours opté pour les figurines articulées elles-mêmes, davantage que pour les accessoires ou les véhicules. Le seul playset que j’ai obtenu est le Château des Ombres (le “Château de Crâne Gris” pour rester dans la filiation avec Gary Goddard) de la gamme des Maîtres de l’Univers. Et concernant la licence Captain Power et les Soldats du Futur, sous le sapin de Noël en 1988, il n’y avait donc «que» les six figurines distribuées en France. C’était ma liste au Père Noël et il n’en avait oublié aucune 😊 Je ne lui avais commandé aucun vaisseau pour viser les points lumineux sur un écran. La richesse des personnages et des scenarii possédait, et possède toujours, davantage de valeur à mes yeux.

Et aujourd’hui, en 2023, selon une sensibilité indéfectible, l’action figure de Pilot fait partie des références indispensables dans une collection.

 

Pour conclure cet article, nostalgique à la source, je souhaite brièvement évoquer la licence Skeleton Warriors mise régulièrement à l’honneur sur le webzine par Nicko et initiée également par Gary Goddard. Licence que j’affectionne tout autant … mais pour des raisons différentes.
Qualitativement, chez cette dernière, le plastique utilisé par le fabricant de jouets est certainement de qualité supérieure … Aujourd’hui, les cordons des armes de Tyrasson ou du Sergent « Scout « Baker ont malheureusement rompu pour nombre d’entre eux, et il est délicat de se lancer dans l’assemblage de certains playsets … Ces jouets n’ont malheureusement pas hérité de la capacité de régénération de Sauron et de Tyrasson.
Mais l’œuvre télévisuelle elle-même de Captain Power et les Soldats du Futur est à mon sens clairement supérieure. Certaines thématiques se rapprochent. La quête de l’immortalité se traduit par un corps de squelette vivant chez les Skeleton Warriors et un corps métalloïde dans l’empire Biotron. Les humains sont susceptibles de se retrouver non pas côte à côte, mais face à face, selon que leur nature malfaisante leur offre la possibilité de devenir un Skeleton Warrior, ou selon que la Machine devient leur guide. Heureusement, dans les deux cas, ces oppresseurs qui adhèrent à une thèse suprémaciste doivent faire face à une résistance héroïque. La capacité d’auto-régénération de Sauron et de Tyrasson rappelle la reconstitution des ossements de la légion Skeleton même si pour les deux chefs de guerre Biotron, elle est beaucoup plus longue selon le degré de dommage occasionné. Dans l’animé des Skeleton Warriors, la machine du professeur Janov détournée de son usage thérapeutique d’apaisement des rêves, devient un insufflateur de cauchemars … dans lesquels la souffrance ressentie est telle que le corps de chair peut décéder brutalement. Par analogie, cette séquence se rapproche de la douleur ressentie par le Capitaine Power lors de son combat contre le Seigneur Biotron au sein du cerveau connecté (épisode Techville) parce que la machine Nucleus a augmenté le lien qui unit le corps de chair à celui de l’esprit. Si le Capitaine Power est tué dans cette « matrice », le choc psychosomatique le tuera dans le monde réel. D’autres rapprochement sont
également palpables entre la série Captain Power et les Soldats du Futur et l’animé Skeleton Warriors comme les épisodes Mindgames et Le feu dans la nuit qui s’ouvrent tous deux par une séquence de cauchemar. Le personnage de Rivvic, interprété par Ric Sarabia dans l’épisode La Naissance (simple identité illusoire adoptée par le Sergent « Scout » Baker pour tendre un guet-apens à une unité Biotron) rappelle physiquement Dagger sous son apparence carnée. J’évoquais la douleur viscérale ressentie dans le monde virtuel, mais elle se traduit également par des engins de torture indépendamment dans chacune des deux licences. Le dispositif pour faire avouer ce qu’il sait à Arvin, ce pauvre villageois traumatisé à vie dans l’épisode Le Procès rappelle clairement le casque posé sur la tête du Skeleton Warrior capturé dans l’épisode Shadowplay part 2 du comics et la géhenne qu’on lui fait subir et qui suscite le désaveu de Talyn devant de tels procédés … Sans compter la possibilité offerte par la station orbitale de la phase Icare du projet Nouvel Ordre d’intégrer massivement les humains survivants, au même titre que le Baron Dark, le leader des Skeleton Warriors, se dote d’une technologie qui lui permet de changer à grande échelle les individus malfaisants en squelette vivant. Etc …

N’hésitez pas à vous replonger dans la licence Captain Power et les Soldats du Futur si le temps et la possibilité vous en sont donnés. Elle a été préservée des nombreuses digressions qu’ont subi des thèmes plus populaires ces dernières années. Nicko (Captain Power : documents conceptuels et analyses (Mattel 1987) – FulguroPop) ne me contredira pas 😊

Aujourd’hui, la série peut être visionnée sans réelle difficulté sur le net en version originale sous-titrée français, et pour les collectionneurs, la gamme de jouets Mattel reste clairement plus abordable que certaines de ses contemporaines comme les SilverHawks.

Merci encore à l’équipe de FulguroPop de donner la possibilité aux lecteurs du webzine de s’exprimer dans ses pages.
Et enfin un grand merci à Nathalie NhtPirate dont j’ai le bonheur de partager la vie. Ses archives sont infiniment précieuses et il faut lui rendre hommage pour le temps qu’elle consacre à les scanner et les partager.

Libre Antenne

8 comments

Ryuzo says:

Un dossier passionnel et passionnant, ça remonte à très loin la fois où je regardais un épisode, probablement à l’ère du Crétacé.

Blague à part je prenais à voir cette série et ton point sur l’inspiration prise sur Terminator ne me surprend pas, je vois une similitude entre la tenue de John Connor lorsqu’il est dans le futur et du Captain Power (d’ailleurs je me pose la question de l’inspiration, sur le costume de Rico dans Starship Troopers).

KissFan says:

Merci Ryuzo. La rubrique Libre antenne de FulguroPop permet justement de proposer des témoignages autour de licences qui nous ont marqué et qui pour certaines peuvent être tombées quelque peu dans l’oubli. J’apprécie. Malgré une tentative manquée de revival il y a quelques années, c’est le cas de Captain Power et les Soldats du Futur.
J’aime beaucoup le premier film Terminator, légèrement moins le deuxième. J’ai visionné deux des séquelles qui ont suivi, mais elles ne me m’ont pas laissé un fort souvenir. Beaucoup moins que la série Captain Power et les Soldats du Futur en tout cas.
Sensibilité toute personnelle, mais j’ai toujours trouvé le personnage de Sauron plus convaincant à l’écran que celui de Tyrasson, pourtant tous deux réalisés en images de synthèse. C’est toujours vrai en 2023. Je pense que c’est la couleur retenue pour Sauron qui me donne cette impression grâce à sa chromatique proche du Terminator justement.

Umoteck says:

Article très intéressant, merci !
Peux-tu m’en dire un peu plus ce magazine “Jeux & Jouets” ? C’est de la presse professionnelle je suppose ? Je ne connaissais pas celui-ci et je ne trouve pas grand chose, en tout cas pour les numéros que tu évoques.

Nathalie Nhtpirate says:

@Umoteck : Jeux et Jouets magazine fait en effet partie de la presse professionnelle à des destination des détaillants, grossistes et autres professionnels du monde du jouet. Le format est celui d’un journal de presse quotidienne (genre le Ouest France ou le Paris Normandie) avec des pages en couleur un tout petit peu plus grandes que le format A3. On trouve dedans des publicités, des reportages, des news, des communications des marques, des statistiques, des informations (sur la publicité, les tendances, les réussites et les échecs,…) et plein d’autres choses. De nombreux thèmes étaient abordés avec des reportages parfois étonnantes ou amusantes comme par exemple le voyage aux Etats-Unis organisé par Mattel pour les professionnels français, la mise en valeur des meilleurs professionnels de l’année avec des portraits pleine page dans le journal ou encore le connaissez-vous ces magasins ? qui présentaient des boutiques de détaillants de l’époque. On n’en trouve malheureusement très peu en vente mais j’ai eu la chance d’en acquérir une petite douzaine datant d’entre 1986 et 1988 par un contact.

Umoteck says:

Merci pour ces informations complémentaires.

KissFan says:

Ces archives sont remarquables. J’avais scanné quelques pages à l’occasion de l’anniversaire Blackstar fêté sur Eternia Antique. Mais attention, elles montrent aussi un autre visage du monde du jouet, beaucoup plus capitaliste. Par exemple, une pleine page aux dessins des Bisounours avec la légende: “En 1985, tous les Bisounours s’appelleront Grobusiness”. Sans compter les stratégies mises en place, en terme de quantité de spots publicitaires, de grilles de diffusion d’un dessin animé qui sert de support commercial, etc …

Nicko says:

Merci beaucoup Pascal pour ta participation à FuguroPop 🙂

J’ai beaucoup apprécié ta production car elle propose plusieurs manières d’appréhender la licence Captain Power et les soldats du futur. J’ai beaucoup aimé également les parallèles avec d’autres œuvres comme les Skeleton Warriors. A ce propos, je voudrais rappeler que Gary Goddard a cité à plusieurs reprises au sein d’interviews la premier film de la saga Terminator comme une source directe d’inspiration quant à la création de l’univers de Captain Power et les soldats du futur. On retrouve effectivement plusieurs éléments constitutifs, dont un monde post-apocalyptique habité par une résistance humaine, laquelle fait face à une oppression provenant de machines.

Il est important de préciser parallèlement que Gary Goddard est le père de la licence Captain Power et les soldat du futur, au sens propre du terme. C’est-à-dire qu’il porte la paternité directe de l’œuvre, de ses composantes profondes, même si plusieurs talents sont venus contribuer au projet.

Je t’adresse mes remerciements Pascal pour ta participation à notre webzine. Elle est non seulement un gage absolu de qualité mais elle est également très agréable à lire. La forme comme le fond sont remarquables. Bravo 🙂

KissFan says:

Merci Nicko! L’initiative de la participation part de l’achat du vaisseau du Capitaine Power auprès de la boutique Flashback et de l’envie de mettre en valeur la presse professionnelle consacrée au jouet, et dont Nathalie, avec laquelle tu as collaboré sur ToyzMag, possède quelques numéros. Et également de glisser un mot de remerciement pour le site Planète Jeunesse, et notamment à Kahlone, qui a rédigé la fiche sur Captain Power et les Soldats du Futur.
Au delà de Gary Goddard, j’ai une pensée particulière pour les scénaristes qui ont participé à la série Captain Power et les Soldats du Futur. Bien que leurs noms apparaissent au générique, ils restent des hommes de l’ombre pour le grand public, et pourtant leur contribution est inestimable.

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