A Première vue : Viggo Mortensen, un Aragorn plus vrai que vrai

J’ai eu l’occasion récemment d’assister au ciné concert du Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi, un spectacle incroyable mélangeant mon film préféré de la saga avec une partition musicale superbement interprétée, particulièrement la scène d’allumage des feux d’alarme du Gondor. Mais ce n’est pas le sujet de cet article.

En partant du postulat que l’intégralité du cast principal de la trilogie est excellent, je trouve tout de même qu’il y en a un qui sort du lot, Viggo Mortensen dans le rôle de Aragorn et ce troisième film le propulse encore plus sur le devant, reléguant certains personnages dans le rôle de faire valoir (Gimli et Legolas pour ne citer qu’eux).

 

 

Mortensen est un acteur engagé, et sa prestation dans le Seigneur des Anneaux le prouve. Le rôle nécessitant le maniement de l’épée, il a été entrainé par un certain Bob Anderson. Celui ci l’a trouvé tellement bon que Mortensen a été autorisé à utiliser une véritable épée en acier au lieu du traditionnel aluminium ou caoutchouc. Epée qu’il trimbalait partout en allant jusqu’à dormir avec. Ainsi c’est lui qui participe à chaque scène de bataille, pas de doublures.

 

 

Il a effectué lui même ses cascades lui valant une dent en moins, qu’il aurait voulu recoller avec de la glue pour continuer le tournage. Heureusement Peter Jackson lui a imposé d’aller voir une dentiste, imaginez la tête du professionnel qui voit arriver un gars en habits médiévaux, avec une épée et la bouche en sang. Il a manqué de finir noyé en tombant dans une chute d’eau. Emporté par son élan lors d’un discours à cheval, il a dépassé la zone de sécurité pour finir dans un terrain miné. Une scène de les Deux Tours lui a valu 2 orteils cassés, lorsqu’il découvre le massacre des orques Uruk Hai, il donne un coup dans un casque et pousse un cri. Ce qui devait être un cri de rage et de colère sera en fait un cri de douleur.

Et pour finir sur une note plus douce, il a appris le langage elfique inventé par Tolkien. Toujours dans les Deux Tours, il y a une scène ou il doit calmer un cheval en lui parlant en elfique. Cette scène n’a nécessité qu’une seule prise et aucune intervention du soigneur du cheval.

 

 

Ces quelques anecdotes contribuent comme tout un tas d’autres à la dimension épique et déjà culte de cette trilogie de film.

3 comments

Ryuzo says:

Elle n’est pas étonnante cette anecdote sur l’apprentissage d’une langue, tant il est polyglotte (il parle notamment le français). Je l’ai trouvé merveilleux dans Green Book, c’est un super acteur.

Bravo pour ton article.

jp says:

Je savais qu’il s’était cassé quelque chose au niveau du pied, mais je ne savais pas qu’il avait failli se noyer. Du coup, il a failli finir “mort en scène”. Bon je sors. Il incarne complètement le rôle dans cette trilogie, un grand roi.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *