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Avant toute chose un point sur le déroulé de cette saison s’impose. On avait déjà eu une partie 1 comportant 16 épisodes puis une partie 2 composée de 12 épisodes. Vous pouvez retrouvez mes critiques en lien si vous le désirer. Nous voici donc arrivés à la partie 3 et cette fois-ci il y aura… un seul épisode !!! Mais un épisodes de une heure soit l’équivalent de trois épisodes. Et on attend donc la partie 4 pour l’automne. Intitulée partie 4 ou alors partie 3 2ème partie ? On s’y perd quelque peu je dois dire. En tout cas ce sera a priori de nouveau un épisode de une heure pour clôturer le tout et rejoindre la fin du manga imaginée par Isayama.

En parlant du manga, j’ai enfin eu l’occasion de le parcourir entièrement. Merci papa noël qui a déposé sous notre sapin l’édition colossale. Un format particulièrement agréable et magnifique.J’y reviendrai lors d’un prochain article abordant la fin du manga. Et quelle fin… difficile de comprendre les pisse froids qui ne l’ont pas aimée (ou pas comprise ?). Forcément, mon expérience a cette fois-ci était différente puisque jusqu’ici je faisais partie des « anime only ». Pas par choix ou conviction mais parce que je n’achète pas tous les mangas que j’aimerais lire. En tout cas cette fois-ci la question principale était donc « comment ont-ils adapté tel ou tel passage ? » plutôt que « que va-t-il se passer ? » J’avais d’ailleurs un peu peur que cela gâche mon expérience mais il n’en a rien été, bien au contraire.

Parlons un peu de la réalisation de l’épisode. Une masterclass de Mappa. Une de plus me direz-vous. Je ne sais pas comment fait ce studio. Ils enchaînent les performances que ce soit avec SNK, Jujutsu Kaisen ou plus récemment Chainsaw Man (il faudra que je vous en parle de celui-ci !!!). Le pendant négatif de cette affaire, c’est qu’il faut être patient entre les saisons. Quand ils ne la partagent pas en plusieurs morceaux comme actuellement avec cette saison 4. Mais à choisir, je préfère mille fois patienter et ressentir ce que je me suis pris dans la gueule vendredi dernier. Il faudra vraiment être tatillon pour attaquer cet épisode sur ce point et on n’entend d’ailleurs très peu les détracteurs habituels de Mappa ces derniers jours. Wit studio c’était génial on est d’accord mais Mappa, dans un style différent (plus proche du manga soit dit en passant) c’est vraiment top aussi. Les phases d’action sont vraiment formidables. La fluidité des phases aériennes en particuliers. Mais les moments pyrotechniques n’ont rien à leur envier non plus. Mappa maîtrise maintenant parfaitement son affaire et la CGI est incorporée au reste de façon magistrale. Je pense que seul Ufotable leur tient encore la dragée haute sur ce point.

Enfin, je terminerai avec l’histoire, les dialogues et les rebondissements. Car bien entendu, nous sommes dans SNK et il ne pouvait pas en être autrement. Les surprises s’enchaînent. L’équilibre est quasiment parfait entre phases lentes, dialogues, frénésie et horreur. Je ne peux guère en dire plus pour cette partie sans spoilers mais vous allez rester un moment dubitatif à la fin de votre heure de visionnage, j’en mets ma main à couper.

SPOILERS

Vous aviez déjà assisté à une telle intro vous ? En trois minutes le ton est donné. A la nostalgie succède l’horreur la plus absolue au travers de l’histoire de Ramsi. Je me demandais si Mappa et la chaîne TV japonaise auraient les cojones d’adapter à la case près ce que la manga avait proposé. On peut dire qu’ils ont joué le jeu, même si le manga reste et restera toujours plus éloquent pour ces phases d’horreur. Les doubles pages imaginées par Isayama sont un cran au-dessus en termes d’imagerie. Mais quand même ! Je ne me rappelle pas avoir ressenti ça depuis l’Eclipse dans Berserk. Le grand terrassement restera à jamais un des moments les plus marquants de la grande histoire du manga. Et on peut dire que l’anime a fait honneur à ce passage de bout en bout.

 

LE moment fort de cet épisode est indéniablement le sacrifice de Hansi. Et pour le coup, l’anime a magnifié ce passage. Ému à sa lecture, je dois dire que je n’ai pu retenir quelques larmes lors de son passage sur écran. Entre la musique magistrale et la façon dont elle virevolte entre les colossaux, les poils se dressent directement. Avant cela, son adieu à ses compagnons et surtout l’hommage que lui rend Livai est particulièrement poignant. Les artistes de Mappa ont réussi à améliorer ce dessin de Livai qui prononce enfin un Sasageyo à l’attention de la bourrique à lunettes. Isayama, jamais avare d’apporter des améliorations à son œuvre, devait être aux anges en découvrant ce visuel.

On assiste ensuite à une belle envolée au sens propre comme au sens figuré. On n’avait pas trop eu l’occasion de voir de la voltige depuis Revelio. Ce coup-ci on est servis et même si Wit Studio n’est pas dépassé, on en a pour notre argent. Hansi nous montre qu’elle aussi a du skill et n’est pas qu’un savant fou ! Elle achève son acte de bravoure sous la forme d’une étoile filante enflammée qui s’éteint en même temps que le monde piétiné par les titans. Puis elle se réveille sous un beau ciel bleu dans l’empreinte d’un colossal comme si rien ne s’était passé. Beaucoup ont cru qu’elle n’était pas morte à ce moment-là alors que ça ne m’a même pas effleuré l’esprit. L’arrivée d’Erwin et du bataillon d’exploration ancienne génération finit de clore le débat. Mais c’est ainsi qu’un autre s’ouvre. Où est Hansi ? Le paradis ? Un monde parallèle ? Pourquoi n’a-t-on pas vus les autres s’y rendre quand ils sont morts avant elle ? Que de questions inutiles… C’était beau, restons en là. Pour moi, c’est simplement ce que Hansi a eu envie de voir au moment de sa mort et c’est magnifique, point final. Il faut arrêter de vouloir tout objectiver, tout expliquer…

Après un moment d’intense tristesse, nos amis doivent se reprendre et une discussion commence dans l’hydravion. Comment arrêter le grand terrassement et sauver le peu de gens restant en vie ? Sont-ils prêts à exterminer Eren ? Au beau milieu du débat, c’est Eren lui-même qui utilise les pouvoirs de l’originel pour les transporter dans la dimension du chemin. Il leur explique qu’il aurait effectivement pu les bloquer depuis un bon moment comme Reiner l’avait proposé juste avant. Mais il tient à laisser ses amis libres. Libres de leurs mouvements. Libres de leurs choix. Libres de le tuer. Lui même explique qu’il est en train de retrouver sa liberté en exterminant le monde. Que s’il le fait c’est aussi car le monde tel qu’il l’a découvert au delà des murs ne lui convient pas. Qu’il est trop éloigné de ses idéaux. D’aucuns y voient de la folie, d’autres un caprice. Il y a évidemment un peu des deux. J’y vois aussi et surtout de la désillusion. Lui qui pensait qu’une fois sorti des murs et débarrassé des titans il pourrait goûter à cette fameuse liberté. A la place de quoi il s’est heurté aux guerres, à la folie des hommes et à leur côté obscur. Cela ne fait de lui ni un héros rédempteur, ni un fou furieux nazi. Cela fait de lui aussi un simple humain mais doté d’un pouvoir infini! Nous aurons l’occasion d’en reparler avec la fin du manga qui nous réserve probablement encore bien des surprises…

L’épisode s’achève avec l’accostage de l’originel par notre bataillon d’exploration. La scène est dantesque et vous l’avez vue donc pas besoin que j’en dise davantage. La flotte de dirigeables envoyée par l’armée Mahr n’a pu stopper le grand terrassement, nos amis le pourront-ils ? Le monstre que la nation Mahr a elle-même créée au fil d’années d’oppression et de terreur s’apprête à fondre sur elle. Le bestial, manipulé par Eren est de la partie lui aussi et Livai promet une fois de plus qu’il va faire la peau « à cet enfoiré de poilu ». Il va bien falloir tenir la promesse faite à Erwin des années auparavant…

Ayorsaint

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