Luke Cage : héros à louer sur Netflix et dans le métro

C’est reparti pour Luke Cage sur Netflix.

Après une première saison en dents-de-scie et le four des Defenders, le héros de Harlem revient.

Luke Cage, série Blaxploitation

D’entrée de jeu, la question des super-héros urbains à l’âge numérique se pose d’une manière plus aigüe pour Luke Cage que pour les autres. Sans identité secrète, il devient une icône locale. Ses fans le suivent via une application mobile, relatent ses exploits et ses échecs sur Youtube… Mais le plus frappant reste le décor de cette série. Alors que la gentrification transforme radicalement New York, les séries Netflix tentent de conserver les quartiers croqués par Marvel dans les années 60-70. A la différence de Daredevil luttant contre la transformation de Hell’s Kitchen, Luke continue d’évoluer dans un Harlem à presque 100% afro-américain.

Comme dans la saison 1, la musique joue un rôle majeur. Les morceaux de blues ou de rap narrent autant que les dialogues auxquels ils font écho. Le succès de la saison tient aussi à l’identité visuelle et musicale préservée de la série.

Luke Cage, la saison des méchants ?

La nouvelle saison de Luke Cage ressemble assez à la première. On retrouve les décors de clubs et de boutiques de barbier, les rues et les bars de Harlem. Mais cette saison évite l’écueil de la saison 1 en offrant à Luke Cage la seule chose qui lui manquait : un vrai méchant.

Clairement, la saison 1 s’est plantée dans ce domaine et pour de nombreux fans, dont votre serviteur, Diamondback a constitué une bouffonerie sans nom. Après son apparition, la série a sombré dans l’étrange et pas d’une bonne façon. Personnage ridicule, Diamondback a entraîné dans sa chute un début de saison prometteur avec un combat final digne du film Running Man.

Face à Punisher jamaïcain sous stéroïdes vaudou, Luke Cage gagne en épaisseur et nous en plaisir.

Le retour des comics ?

Le Hero for Hire, Power Man, le Luke Cage des comics originaux semble revenir et pas seulement dans un flashback afro.

D’autres personnages de comics s’affirment dans la saison, Misty Knight and Shades deviennent enfin intéressants.

Mais quand la violence (montrée) monte d’un cran, c’est Mariah Stokes qui gagne le pompon.

Notons enfin que la série s’amuse gentiment (ou dramatiquement) de la propension de Claire Temple à se faire des potes chez les super-héros.

Sans complètement être en capacité de convaincre ceux qui ont détesté la saison 1, cette nouvelle saison de Luke Cage devrait satisfaire les fans déçus par ce qui arriva après la mort de Cottonmouth.

Et c’est déjà pas mal.

 

Bonus : Le métro parisien se croit à Harlem

La station de métro gare de Lyon à Paris passe en mode Luke Cage. La régie publicitaire de la RATP et Netflix ont retapissé les quais de la ligne 1 du métro parisien.

Effet garanti.

La boutique de Pop est plus vraie que nature, l’enseigne de barbier tourne comme une vraie !

 

 

Blaster
A suivre

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